PROLOGUE
dre la défense; ces hommes ont calomnié, accusé et condamné du même coup. Mais peuvent-ils dire, vous avez la ressource de la dénégation. — Et si je ne veux pas réclamer, moi, par insouciance ou dédain ! Si je vis dans les bois où les journaux narrivent pas ! si je suis malade! voulez-vous donc me forcer à lire tous les matins cinquante journaux pour voir si je n'ai point de réclamation â leur écrire? Ce serait tuer un lecteur sur place : quelle singulière liberté que celle qui vous soumet à une pareille obligation !
En bonne guerre, on aurait dû me demander un rendez-vous par lettre; mon domicile est assez connu; on serait entré en explication avec moi, et selon mes réponses on eût agi. Mais cela n'aurait pas fait le compte des calomniateurs ; il y avait une colonne de scandale à établir, et il faut du scandale aux abonnés. Ces pauvres abonnés sont bien malheureux !