‹ Douze journées de la révolutionChapitre 50 sur 53 · X1J PROLOGUE · texte numérisé non relu

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terre que vous devez acheter pour vous et M. Méry.

On dit que vous êtes boiteux ; que vous avez été traduit aux assises pour enlèvement dune mineure, à l'époque où vous étiez payé par la police Mangin.

On dit que vous touchez trois mille francs par mois du ministre de l'intérieur.

On dit que le gouvernement vous a mis à la tête d'un journal, pour contre-balancer celui que publie M. Cauchois-Lemaire , et qu'il vous a adjoint M. Méry *.

* Dans cet on dit, extrait de quelques journaux, comme la plupart des autres , le nom de M. Méry, mon ami, se trouve cité. M. Méry n'a pas réclamé, selon son usage. Après la révolution de Juillet, on lisait dans quelques feuilles de Paris et de la province, et l'on affirmait même verbalement, que M. Méry travaillait à la Gazette de France. La calomnie était forte , aussi on y ajouta foi. Ce journal fut signé pendant quelques mois du nom de Méry ; c'était le gérant responsable de la Gazette. Mon collaborateur et ami ne démentit pas ce bruit qu'avait fait naître une conformité de noms. Quelque temps après , tous les journaux annoncèrent que M. Méry avait été nommé bibliothécaire ; c'était encore un faux bruit qui h .1 pu encore été démenti.

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