ARGUMENT ANALYTIQUE
Combat des Troyens et des Grecs. — Les Grecs, repoussés jusque dans leurs retranchements, se tiennent sur leurs vaisseaux; ils redoutent la présence d'Hector. — Hector, à la tête de ses troupes, veut franchir la muraille des Grecs ; les obstacles qu'elle présente effrayent les guerriers Troyens. — Polydamas leur conseille de descendre de leurs chars et de livrer l'attaque à pied. — Les Troyens approuvent cet avis, et marchent à l'assaut, divisés en cinq pha-langes , sous les ordres de leurs chefs. — Asius, qui seul n'a point obéi à ce prudent conseil, périt sous les coups d'Idoménée.-Exploits des deux Lapithes Pirithoüs et Polypète, qui défendent les portes avec une valeur étonnante. — Hector brûle toujours de renverser les remparts; soudain un aigle apparaît à l'aile gauche de l'armée Troyenne, tenant dans ses serres un serpent qu'il vient d'enlever. — Polydamas, effrayé de ce présage, veut faire cesser le combat. — Hector brave ses craintes, et continue l'attaque.—Les Grecs, quoique enveloppés d'un nuage de poussière, se tiennent fermes à leur poste et accablent les Troyens d'une grêle de traits. — Les deux Ajax signalent leur courage. — De l'autre côté, Sarpédon et Glaucus font des prodiges de valeur à la tête des Lyciens. — Ménesthée s'oppose à leur attaque. - Il appelle à son secours Teucer et l'aîné des Ajax. — Ajax immole Épiclée, et Teucer atteint d'un javelot Glaucus, qui prend la fuite. — Sarpédon, quoique abandonné de son ami Glaucus, s'anime d'une nouvelle ardeur, arrache un créneau, et ouvre un che-min aux Lyciens. — Les Lyciens, sur le point d'escalader la muraille, sont repoussés par le courage des Grecs. — Jupiter alors prend parti pour les Troyens. — Hector lance une énorme pierre contre une des portes, la brise, entre dans le camp des Grecs avec toute son armée, et les poursuit jusqu'à leurs vaisseaux. Tandis que, dans la tente .'Earypyle, le valeureux fils de Méné-tius pansait la blessure dejce héros, les Grecs et les Troyens com-battaient dans la mêlée. Bientôt le fossé des Grecs et le large mr qu'ils avaient élevé pour défendre le camp, ne devaient plus arrêter les Troyens; ils avaient, sans offrir aux dieux d'illustres hécatombes, entouré d'un fossé ce rempart, qui devait protéger leurs rapides vais-seaux chargés d'un riche butin ; construit contre la volonté des dieux immortels, il ne fut pas de longue durée. Aussi longtemps qu'Hector respira, qu'Achille nourrit sa colère, et que la ville du roi Priam ne fut L'ILIADE D'HOMÈRE.