CHARENTE-INFÉRIEURE
Le drainage a commencé à êlrc applique dans la Ciiarenle-lnféi'icure, grâce au zèle de M. l'ingénieur des ponts et chaussées Paumicr, et au dévouement des Sociétés d'Agriculture de Rochefort et de la Uochelle. Deux machines à étirer les tuyaux fonctionnent; l'une est établie à Rochefort.
Le pays présente une vaste étendue de marais dont le sous-sol est formé d'une argile plastique imperméable. Nous disions en 185i. dans notre Manuel du Druinayc, que nous ne doutions pas qu'on ne pût drainer ces marais et les rendre à la culture. Six ou sept essais, bien dirigés par le service hydrauli(jue du département , ont démontre (jue le succès est certain. M. Aymon-Morin a particulièrement drainé 5 hectares de marais près de Marans, à 20 kilomètres de la Rochelle. Les eaux sont enlevées par un moulin k vent s'orientant de lui-même.
Les autres parties du département qui ont besoin du drainage sont principalement les cantons de RlirambeaU;, deMontendre, de Monthier et de Montguyon, à l'extrémité sud de l'arrondissement de Jonzac, dont les terrains argilo-siliceux contiennent d'abondantes eaux souterrain nés qui gênent fortement la culture.
Le premier drainage effectué dans la Charente-Inférieure est celui entrepris par M. le baron Eschasseriaux, député au Corps législatif, en 1852 et 1853, sur deux hectares de vignes de sa propriété de Thénac, située auprès de Saintes. 31. Bouscasse, directeur de la ferme-école de Puilboreau, a fait aussi des travaujj de drainage.
En résumé, 15 hectares seulement sont jusqu'à présent assainis par la méthode nouvelle dans la Charente- Inférieure.
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