II. POKSAUD
ronde, à la mairie; à Pcrreux, au socrolarlal du Comice; à Salnt-Gcrmain-Laval, à la mairie; à Sainl-Svraphoilin , aii sccrt'tariat du Couiicc;
Dans l'arrcndisscmenldc Saint-i:ilrnnc : ;i '^ainlltlicnnc, à la Soclélc industrielle à l'élussin, à la mairie; à Saitit-Oi'ncst, à la mairie.
Condilioiis pour prêts d'outils.
\.fi outils ne pourront être prilcs que contre récépissé cl aux condillons suivantes , savoir .
I" De payer pour chaque jour de sortie du dépôt (les fêtes exceptées) une somme de 20 centimes, quelle qnt soii la quantité d'outils empruntés;
2° De remplacer les pièce* perdues ou uiises hors de service, ou d'en payer l'équivalent au dépositaire.
I.cs sommes perçues par le dépositaire délégué sont destinées à lui procurer les moyens d'entretenir, dans le rheflieu de canton, «ne série d'outils toujours en bon état , soit pour serrir de modèle, soit pour aider a l'exécution des travaux de peu d'importonre.
four l'un ou l'autre objet, la prime Journalière ci-dessus indiquée est obligatoire.
SUDATION DU DRAINAGB EN FfiANCK rN 185C. 77
Grâce à ces dispositions bien entendues, le drainage a pris dans la Loire un développement notable, qui se mesure par les chiffres suivants :
llct'larcs draines.
Total en 4 ans 490.00
Il y a aujourd'hui plus de 250 ouvriers draineurs dans le département.
Pour la fabrication des tuyaux , il existe 1 3 machines réparties dans 9 fabriques, savoir :
Champdieu, ferme-école de la Corée, clicz M. Ziélinski (l machine) ; Mal)ly, ferme-école, chez M. Angles (1 machine); Saint-Paul de Vezelin, chez MM. Génot et C'« (2 machines); Mahly, chez MM. Cancalon (2 machines, fabrication à vapeur) ; Ikllegarde (t machine);
Saint-Marcelin, chez M. Méthon aîné (1 machine); Marcilly-le-Pavé (2 machines); Saint-Gencst-Lerpt (2 machines) ; Pradines (1 machine).
Les quantités de tuyaux livrés ont été les suivantes :
M. Mille porte à 92,500 hectares la surface des terres à drainer dans le département.
Le nombre des travaux préparés pour la campagne 1850-4857 s'élève à environ COO hectares.
Le nombre des propriétaires ou fermiers qui ont fait
78 LIVRE VI. — STATISTIQDE DU DnAINAOB.
drainer ou qui se disposaient à faire exécuter des travaux de drainage se monte à 180, dont la très-grande majorité appartient aux arrondissements de Montbrison et de Saint Etienne. Nous citerons particulièrement M. Angles, directeur de la ferme-école de Mably ; M. Ziélinski, directeur de la ferme-école de la Corée; MM. de Saint-Pulgent, André, de Pommerol, Cancalon, etc., parmi ceux qui ont pris l'initiative ou qui ont exécuté des travaux sur ime grande échelle. Nous ajouterons ici l'extrait d'une lettre que nous a adressée l'habile directeur de la fermeécole de la Corée, non-seulement parce qu'elle donne l'historique des travaux effectués sur cette propriété, mais encore parce qu'elle décrit un système de drainage particulier. Voici comment s'exprime M. Ziélinski :
« Dès que la question de drainage a commencé à être agitée dans les journaux d'agriculture et dans d'autres écrits périodiques, j'ai pris à tâche d'introduire cette utile pratique dans ma ferme, et, après m'être entendu à cet effet avec le propriétaire du domaine, j'ai fait bâtir une fabrique avec séchoirs et four nécessaires pour une fabrication en grand,
« En 1852 la machine Williams fut installée, et je faisais les premiers essais de fabrication.
« Depuis, cette fabrication a été continuée de manière à suffire à toutes les demandes des propriétaires de ma localité.
« Mais, comme la machine Williams, par sa mauvaise confection et par d'autres inconvénients, ne remplissait pas mon but, je l'ai remplacée, pour cette campagne, par celle de Schlosscr, dont j'espère des résultats plus utiles.
« Au printemps 1853 j'ai drainé environ 0 hectares d'après le système belge, c'est à-dire à drains rapprochés (10 à 12 mètres), et suivant la plus grande pente.
« Ce drainage a coûté à raison de 316^.50 par hectare. Ce prix de revient très-élevé doit être attribué en partie aux difficultés que présentait le sous-sol, mais surtout à l'inexpérience des ouvriers, qui, n'ayant jamais travaillé dans une tranchée étroite, ne voulaient pas accepter le prix ordinaire des journées, qu'il fallait augmenter pour les décider à persister, afin de terminer la ditision que l'on se proposait de drainer.
SITUATION DP DRAINAGE EN FnANCE EN 18ÔG. 79
« En 1854, 8 hectares, partie en terre, partie en prés à demeure, ont été soumis au drainage.
« Ce drainage a coûté ^A'i^.lô par hectare. Le sous-sol étant plus facile et les ouvriers au courant de la pratique, le prix a été plus bas que la moyenne ordinaire, que l'on calcule dans notre département à 260 fr. par hectare.
« En 1855, j hectares environ ont été drainés à raison de 214M5 à l'hectare.
« D'après ce qui précède on voit que, pendant trois ans, on n'a drainé, suivant le système généralement adopté, que 19 hectares, environ G hectares 30 ares par an, en moyenne.
« Malgré la meilleure volonté et le capital suffisant, il n'a pas été possible de réunir assez d'ouvriers pour opérer le drainage sur une plus vaste échelle. Les villes de Lyon et de Saint-Étienne attiren les ouvriers vers leurs diverses industries et appauvrissent nos campagnes de la main-d'œuvre, dont le pays manque absolument.
'< Cependant l'humidité de nos terres nous empêche de nous livrer à aucune amélioration foncière utile, et l'intérêt général réclame du drainage sur des étendues les plus considérables possibles.
« Drainer G hectares seulement tous les ans, dans une ferme de 1 70 hectares, c'est reculer la prospérité agricole de cette ferme à une limite d'une trentaine d'années.
f 11 fallait donc combiner un système demandant moins de maind'œuvre et donnant néanmoins des résultats satisfaisants.
« Ce S) stème consiste à suivre les quatre règles suivantes :
« 1° Après avoir déterminé, au moyen du nivellement, la position précise de la ligne la plus basse ou des thalwegs qui sillonnent la pièce à drainer, placer des collecteurs dans ces directions;
« 2° Placer transversalement, par rapport aux collecteurs, les drains particuliers dans les parties basses que la nature du sol et l'expérience de votre propriété vous ont indiquées comme les plus humides et les plus malsaines ;
" 3° Espacer vos drains d'après cette nécessité;
« 4° Enlin poser les tuyaux à l'".50 de profondeur au moins.
« Dans ce système, le cultivateur sachant observer, et connaissant parfaitement sa terre, est le meilleur ingénieur de drainage; il sait par expérience quelle est la partie de cette terre qui reste le plus longtemps humide, ou bien qui devient plus promptement humide que les autres parties de cette même terre ; il sera évident pour lui qu'un drain est nécessaire dans cette partie-là.
« .l'ai drainé d'après ce système, en 1854-1855-185G, d'une part 5''.82, et de l'autre 12'M4; en tout 18 hect<ares environ, contre 6 hectares en moyenne pour chacune de trois premières années
80 LIVRE VI. — STATISTIQUE DU ORAmAGE,
» Le drainage effectué d'après ce systome a coûté, pour la première partie, de 5''. 82, à raison de «02 fr. à l'hectare.
«Pour la seconde partie, c'est-à-dire pour cellede 12''.14, le prix a été de 135 fr. environ par hectare.
« La différence de 33 fr. par hectare, qui existe entre le prix de revient de la première partie avec la seconde, provient de la rareté encore pi us grande d'ouvriers, qui ont déserté les travaux de l'agriculture pour se porter aux ateliers du chemin de fer de Roanne à Saint-Étienne, où on leur a offert une rémunération que les travaux de la campagne ne pouvaient leur présenter.
«Ce n'est donc qu'avec les ouvriers sédentaires que le cultivateur a pu exécuter quelques améliorations foncières, en payant ces ouvriers 0^75 par jour au-dessus des prix ordinaires de la saison d'hiver, dont la moyenne de dix dernières années était de l''.25.
« Dans la première partie, le résultat n'est plus contestable; l'assainissement de la terre, de la vigne et du potager est complet : le jardinier et le vigneron en sont fort satisfaits. Le pré de cette même partie, qui était couvert de joncs, tend à les perdre, et le gazon est sec et résistant.
« Dans la seconde partie, l'eau qui séjournait ;i la surface après les pluies ne s'aperçoit plus, et le collecteur n'a pas cessé de donner abondamment de l'eau, quoique les pluies aient été bien plus rares cette année que les autres années pendant la saison.
« Dans notre département, ayant le premier établi une fabrique de tuyaux, ayant le premier drainé selon le système régulier importé chez nous de la Belgique, je serai très-heureux si je puis dire, plus tard, que j'ai été aussi le premier à introduire dans le Forez un système moins coûteux et donnant de bons résultais. >'