IMPORTATION DU DRAINAGE KN FRANCE
coles et les relations qu'il a conservées avec l'Angleterre au profit de notre agriculture.
« Des renseignements sur des procédés nouveaux, des machines aratoires , des semences de variétés perfectionnées de plantes, ont été successivement importés par lui et communiqués avec la plus grande libéralité à beaucoup d'agriculteurs distingués avec lesquels il s'était mis en rapport. Chose singulière , dont il ne faut sans doute accuser que les circonstances, jamais il n'a eu la moindre part aux éloges et aux récompenses auxquels ont souvent donné lieu ses importations. Un des premiers il a fait connaître en France les immenses avantages que retirait l'Angleterre de l'emploi de la méthode d'assèchement des terrains humides connue sous le nom de drainage; méthode pratiquée d'une manière imparfaite, il est vrai, dans certaines localités de notre pays (dans les départements de l'Isère et des Hautes-Alpes), mais inconnue ailleurs. Non content de faire connaître cette méthode par des articles de journaux et de nombreuses brochures, il fit venir de Londres, en 1846, à ses frais, six mille tuyaux de drainage et deux ouvriers, pour faire une expérience d'assainissement dans le domaine de Forges, près Montereau , appartenant à M. du Manoir. Inutile d'ajouter que cette expérience eut un plein succès; c'est à la suite de cette expérience qu'il importa la machine d'Ainslie pour fabriquer des tuyaux, et les plans et le modèle du four qui sert à les cuire économiquement.
« Cette machine a figuré à l'Exposition, où elle a fonctionné de la manière la plus satisfaisante sous les yeux de la Commission. »
Les brochures qu'a publiées M. Thackeray n'ont pas peu, avons-nous dit, contribué à faire connaître le drainage et ses bons effets. La principale, parue en 1849, est
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intitulée Philosophie et Art du Drainage. Seulement, comme nous voulons rendre une exacte justice à chacun, nous ajouterons que M. Thackeray n'est pas l'auteur de cette publication; il en est le traducteur. L'auteur est M. Josiah Parkes, ingénieur de mérite, qui a exécuté un très-grand nombre de drainages en Angleterre. M. Parkes a inséré son travail dans le Journal de la Société d'Agriculture d'Angleterre, en 1814, t. V, p. U9, et en 1846, t. VII, p. 249. M. Thackeray n'a pas cité cette particularité, ce qui était cependant d'une stricte justice, et nous avons dû rendre à M. Parkes ce qui lui appartient.
M. Parkes a, en 1848, réuni les deux parties de son travail en une brochure intitulée Essays on the philosophy and art of land-drainage. Cette brochure est divisée en deux parties : dans la première, l'auteur traite de l'influence de l'eau sur la température du sol, et, dans la seconde, il rend compte des procédés usités en Angleterre pour pratiquer le drainage.
M. Parkes attribue au drainage non-seulement Faction d'enlever au sol un excès d'humidité nuisible au développement des végétaux, mais encore celle de permettre au soleil de donner aux plantes la quantité de chaleur nécessaire à l'accomplissement des diverses phases de la végétation ; puis celle de favoriser la pulvérisation du sol, de faire qu'il se laisse pénétrer par les racines et par l'air, et qu'il retienne juste la quantité d'humidité nécessaire au développement des plantes. Dans la suite de cet ouvrage nous reviendrons sur toutes ces questions, qui, sans être complètement neuves en France, n'avaient pas cependant été ainsi agitées, surtout de manière à conduire à des améliorations du sol aussi importantes que celles que donne le drainage.
Aujourd'hui, les opérations de drainage sont devenues