‹ Drainage des terres arablesChapitre 134 sur 166 · CHAPITRE LXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXVI

Ée de Porter

Il y avait, à l'Exposition universelle de 1855, une machine très-remarquablement construite, produisant beaucoup, qui était évidemment établie d'après les principes que l'on vient de lire dans le chapitre précédent: Cette machine, disposée de manière à pouvoir fabriquer, soit des briques creuses, soit des briques pleines, soit des tuyaux de drainage, était exposée par M. Porter, à Oldfoundry, près de Carlisle. Elle est représentée en élévation par la figure 133 et en plan par la figure 131. Elle est mise en mouvement par une machine à vapeur; une courroie M transmet le mouvement en s'enroulant sur la poulie motrice, et on arrête facilement la marche en faisant passer cette courroie sur une poulie folle placée à côté. Sur l'une des poulies se trouvent montés une grande roue dentée L et un pignon p, d'où parlent toutes les transmissions de mouvements destinés à faire marcher les divers organes de l'appareil.

On place la terre dans la caisse en fonte A B par l'orifice A ; dans cette caisse tournent deux arbres horizontaux,

.MACIIINK DK POItTKR.

garnis de couteaux disposés en hélice; ces arbres sont menés par les deux roues dentées o o, que conduit le pignon p. La terre, parfaitement pétrie et mélangée, se trouve accumulée dans la chambre C, fermée par une grille épuratrice, à travers laquelle elle passe pour être reprise par deux gros cylindres de laminoir D, analogues à ceux des machines d'Ainslie et deThackeray (chap. XIX et XX, p. 180 à 183, tig. 82, 83 et 84). Ces deux cylindres se meuvent en sens contraire et se commandent naturellement par les roues dentées E et E'; on les rapproche plus ou moins par les vis de rappel 1 1. Le cylindre supé-

Fi". 134. — Plan de la machine de M. Porter.

rieur reçoit son mouvement par la route dentée L, qui fait marcher le pignon /, la tige n et les roues d'angles N.

La terre laminée est forcée de sortir sous forme de briques et de tuyaux à travers la filière F. Les produits glissent sur les rouleaux G G , qui sont mis en mouvement par une courroie sans fin JJ, s'enroulant sur deux poulies K et E. Des fils de fer verticaux hhh, tendus dans un cadre, les coupent à la longueur voulue, ce cadre recevant un mouvement de va-et-vient par la poignée H.

Cette machine répond bien aux besoins d'une grande fabrication ; elle fonctionne dans l'une des briqueteries les

plus importantes de Londres. On peut lui imprimer des vitesses assez grandes et faire varier sa production dans des limites étendues. Elle consomme, en moyenne, une force de 6 chevaux-vapeur par millier de briques fabriquées par heure. Elle coûte, suivant sa grandeur, de 3,623 à 4,000 francs.

Page 1