CHAPITRE LXVIII
Grande machine de Clayton
Nous avons déjà décrit deux systèmes de machines à faire les tuyaux de drainage dus à M. Henri Clayton, de Londres. Cet habile fabricant de machines appropriées à l'art du briquetier et du tuilier, dont les efforts ont été justement récompensés par la médaille d'honneur, avait encore envoyé à l'Exposition universelle de Paris , en 1855, une autre machine qui mérite d'attirer l'attention. Cette machine est surtout recommandable pour la fabrication des briques pleines. Elle donne de 10,000 à 13,000, et même 20,000 briques par jour de 10 heures de travail , et des hommes considérables, tels que M. Évelyn Denison, membre du parlement et vice-président du Jury d'agriculture à l'Exposition de Paris, affirment qu'elle résout le problème de la fabrication économique des briques par les machines. A Amsterdam , c'est-à-dire dans un pays briquetier par excellence, elle a remporté également le grand prix en 1853.
Cette machine (fig. 135) est essentiellement un tonneau malaxeur A, portant deux filières à sa partie inférieure. L'argile trempée est versée en haut dans la machine; elle sort en bas moulée en briques, comme dans la machine d'Etheridge (chap. XXXVI, pag. 22i, fig. 102).
GRANDE MACniNE DE CLAYTON.
L'arbre vertical o, qui porte les couteaux, repose en bas dans une maçonnerie U, et tourne en haut dans une pièce de charpente T et dans le collier que porte l'axe P,
reposant sur les parois du malaxeur. Il est mis en mouvement par une grande roue d'angle N. menée par un pignon Q, concentrique avec une poulie de transmission R, que fait tourner la courroie R R . communiquant avec l'arbre de couche d'un manège, ou mieux dune machine à vapeur. Cet arbre de couche est porté par le chevalet S.
M. Clarloo-
sortent en B sur des tables à rouleaux C, où elles sont coupées de longueur par les fils de laiton du châssis mobile M. Elles sont polies et comprimées latéralement par les rouleaux verticaux D. garnis de cuir ou de gutta-percha,. tournant à l'aide des poulies et des courroies sans fin E et F. et tenus constamment humides par