MACHINE A QUARANTE FRANCS
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chez tous les tuiliers ou briquetiers de petites machines où la fabrication se ferait par un seul homme. Dans beaucoup de nos cantons ruraux, le drainage ne pourra pas s'exécuter économiquement par d'autres moyens; car il importe que non seulement les tuyaux reviennent à très-bas prix, mais encore qu'ils soient faits, pour ainsi dire, sur le terrain même, afin de restreindre autant que possible les frais de transport. » Nous donnons ci-contre (fig. 142 et 143) le dessin d'une machine qui. si elle fournit, comme nous le croyons, de bons produits, formera le véritable outil du petit tuilier, du petit draineur. Nous n'affirmons pas que la question de l'excellence de cette machine soit complètement résolue : nous avons besoin, pour nous prononcer, d'avoir l'expérience d'un usage de quelque durée; mais nous avons confiance dans le succès.
Une personne qui s'est beaucoup occupée de littérature agricole allemande, M. Hombourg, est venue nous dire au commencement de ce mois (mars 1856) qu'il se trouvait déposée à son adresse, aux docks Napoléon, une petite machine à faire les tuyaux de drainage dont le prix serait extrêmement réduit. M. Hombourg ajoutait que depuis plus d'un an cette machine était arrivée à l'entrepôt; que la douane avait demandé des droits relativement exorbitants pour en permettre l'entrée; qu'il n'avait pas obtenu la remise de ces droits, parce qu'il n'avait pas satisfait à des dépôts de dessins et autres pièces exigées pour que la demande de l'entrée en franchise fût examinée; qu'il n'avait trouvé personne s'intéressant assez à la question pour donner suite à l'introduction de la machine, et qu'il avait renoncé à peu près à l'idée d'en tirer parti. M. Hombourg nous montra enfin la lettre d'envoi que lui écrivait M. Kielmann, directeur de l'école agricole de Hassenfelde, dans la province de Brandebourg (Prusse), premier inventeur