Rouleau mobile de M. Vincent
partie de l'exactitude de leur forme cylindrique; ils s'affaissent d'autant plus sur eux-mêmes qu'ils ont un plus grand diamètre et que la pâte dont ils sont faits est moins ferme. Cette déformation se manifeste dès la sortie des tuyaux de la filière. Pour obvier à cet inconvénient, M. Vincent, de Lagny (Seine-et-Marne), a remplacé les toiles sans fin par des rouleaux isolément mobiles, dont
l'un, supportant des tuyaux de 0m.06 de diamètre intérieur et 0m.08 de diamètre extérieur, est représenté par la figure 144. Ces rouleaux sont en bois tourné, présentant autant de cavités que la filière peut donner de tuyaux sur un même plan horizontal. Ils sont recouverts en peau, et tournent, sous la pression du poids des tuyaux émis par la filière, sur leurs tourillons, dans des coussinets que portent les deux brancards du tablier de la machine. Le prix de chaque rouleau s'établit ainsi qu'il suit :
Bois lf.00
2 tourillons 0.30
Peau 0 . 50
Faç>n 0.70
Total 2.50
Une table de machine ordinaire doit être armée de 15 rouleaux pareils.
Un certain nombre de fabricants ont jugé utile de faire passer les tuyaux dans un bassin où ils se lavent et se polissent à leur sortie des filières. C'est, par exemple, ce que font MM. Blot et Leperdrieux , de Pont-Carré (Seine-et-Marne), dont nous avons déjà décrit la machine (chap. XLVI, p. 241, fig. 111 et 112). En outre, MM. Blot et Leperdrieux ont des rouleaux indépendants pour chaque file de tuyaux. Ils avaient remarqué que, dans toutes les machines, les tuyaux du milieu sortent plus vite que ceux des côtés, et qu'il arrive, quand la terre est trop molle, que les tuyaux du milieu éprouvent de la résistance cà avancer, se ploient et font casser les rangées latérales. Si la terre est trop ferme, les files de côté se déchirent. MM. Blot et Leperdrieux ont employé en conséquence des rouleaux à gorge tournant chacun sous chaque file. Ils parviennent, disent-ils, à obtenir par les décharges horizontales des tuyaux de 0'MG de diamètre intérieur.
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