‹ Drainage des terres arablesChapitre 28 sur 166 · DKA1KS EN FASCINES · texte numérisé non relu

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25 francs par hectare, ainsi qu'on peut le voir par le tableau suivant :

1,248 mètres courants de terrassements, à 60 cent, par mètre. 74.88 4,160 tuyaux, à 30 fr. le mille 124.80

Total pour 5h 5 199.68

Tout le drainage a nécessité quarante journées de travail, savoir, 10 journées pour le chef ouvrier, à raison de 2 fr. 16 c. par jour, et 10 journées pour chacun de ses trois manouvriers, payés un sixième en moins, ou 1 fr. 80 c. par jour.

Voilà donc un exemple de drainage très-peu coûteux exécuté avec des tuyaux, qui a parfaitement réussi là où un drainage avec fascines n'avait pu durer.

Aux détails que nous venons de donner, M. Demesmay a ajouté ce renseignement très-intéressant : « L'eau qui s'écoule, nous a-t-il écrit, de l'ancien drainage aux fagots a une saveur styptique insupportable; celle qui coule des tuyaux de poterie placés à 2 mètres de distance est absolument sans saveur. La première donne un dépôt considérable d'oxyde de fer ; l'autre n'en fournit aucun. L'explication de ce fait n'est pas difficile : en présence du bois en décomposition , le peroxyde de fer des argiles passe à Tétat de protocarbonate soluble dans un excès d'acide carbonique ; arrivé à l'air, le prolocarbonate absorbe de l'oxygène et se précipite. C'est là un phénomène connu, mais qui a beaucoup étonné les personnes étrangères à la science qui en ont été témoins. »

Pictet, de Genève, expose de la manière suivante la construction des drains à fascines : « Lord Peter, dit-il (1), prétend que les coulisses garnies en branchages valent mieux que celles qui sont remplies de pierres, parce que,

(l) Agriculture anglaise, t. VI, p. 343 (1809).

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lors même que le bois se pourrit, l'eau continue à courir dans la coulisse. Au contraire, lorsque la terre s'établit solidement entre les pierres qui forment une coulisse, il en résulte une espèce de muraille qui ne donne plus passage à l'eau. Lord Peter fait observer, d'ailleurs, que les branchages laissent beaucoup plus dévide que les pierres, et par conséquent un plus libre passage à l'eau.

«M. Richard Preston, deBlackmore, après une expérience de vingt ans, préfère le bois d'épine noire à toute autre matière quelconque pour garnir les coulisses. Pour soutenir les fascines, on place, de distance en distance, deux bûches en croix de Saint-André ou chevalet. Par-dessus les fascines, on met de la paille avant de recouvrir en terre. Des aqueducs ainsi construits ont rempli leur objet dans le Berwickshire pendant trente années consécutives. On a remarqué que le saule et tous les arbres aquatiques se conservent singulièrement longtemps dans la terre humide, pourvu que ce bois y ait été mis encore vert. C'est donc une très-bonne méthode que de placer obliquement des rondins de branches de saule vertes en chevalet, dans les coulisses, pour soutenir les fascines qu'on y place.

« J'ai vu des prés, autrefois humides, et desséchés depuis plus de trente ans par des coulisses garnies en fascines. La meilleure manière serait peut-être de faire les fascines comme pour les retranchements, en forme de boudins , puis de les recouvrir de mousse : celle-ci remplit bien l'objet, et dure longtemps en terre.

« Une autre manière de former les coulisses avec du bois, c'est de planter en face du fossé ouvert, et d'un côté , des branches d'environ un pouce (0,n.025) de diamètre, à un pied (CK30) les unes des autres, de manière qu'en les repliant pour les assujettir contre le côté opposé, elles for-

7'j LIVRK II. — UL DRAINAGE SANS TUYAUX.

ment une voûte sur laquelle on place en long des branches que l'on recouvre de terre. »

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