Orchis latifolia
04 Anthoxanthum odoralum.
Noms vulgaires.
Jonc commun.
Plantain lancéolé.
Colchique d'automne.
Prèle, queue de cheval, coude.
Renoncule.
Laiche.
Millepertuis des marais.
Bugle.
Chardon des marais.
Crssson fleuri.
Aigremoine.
Valériane dioïque.
Populage des marais.
Oseille ordinaire, O. crépue.
Trèfle ordinaire, hlanc.
Orchis a larges feuilles.
Flouve odorante.
« La flouve odorante et les trèfles, dit M. Boitel, sont les seules plantes que les animaux mangent avec plaisir. On voit dans quelles faibles proportions elles entrent dans la composition de ces pâturages humides. Les autres espèces sont presque toutes mauvaises, et sont caractéristiques pour les terres humides. Le colchique d'automne est connu de tout le monde : de loin, ses feuilles ressemblent à celles d'un gros poireau; ses fleurs, d'un lilas tendre, longues d'environ un décimètre, apparaissent en automne après la destruction des feuilles; son fruit passe l'hiver en terre; au printemps le support du fruit s'allonge, et sort de terre entouré de feuilles larges et pressées. Le colchique est une plante très- vénéneuse, que les animaux se gardent bien de pâturer. Tls ne la mangent qu'à l'étable, lorsqu'elle leur est servie avec d'autres plantes; il en faut une trèspetite quantité pour les empoisonner et les faire mourir. , « Cette mauvaise plante est très-commune dans les prairies humides; elle est dangereuse, et tient la place de beaucoup d'autres plantes qui seraient alimentaires. Pour la détruire, il suffit d'en extraire les bulbes ou oignons, et d'empêcher ses graines de mûrir et de se disséminer sur la prairie.
« Les bulbes, se trouvant à environ 25 centimètres de profondeur, seraient d'une extraction difficile et coûteuse; mais les frais seraient bientôt compensés par les avantages d'une végétation meilleure et plus abondante.
« Le colchique d'automne, si commun dans les prairies argileuses humides , est un indice certain de l'utilité du drainage. Il en est de même des joncs, des prêles, des renoncules, des laiches, du populage et des oseilles. Ces plantes se plaisent dans l'humidité; il est clair qu'en assainissant le terrain elles languiront, périront, et seront remplacées par des espèces de meilleure qualité. C'est par l'assainissement, et mieux encore par le drainage, dont les effets sont plus énergiques, que l'on parviendra à obtenir cette heureuse transformation. »
D'après M. Heuzé (1), les plantes qui caractérisent les terrains très-humides ou aquatiques sont les suivantes :
Noms latins. Noms vulgaires.
Ranunculus lingua. Ranoncule grande douve.
— flammula. — petile douve.
Poa aquatica. Poa aquatique.
Festuca Jluilans. Fétuque flottante.
Alisma plantago. Fluteau plantain.
Triglochin palustre. Triglochin des marais* Eriophorum polystachyum. Linaigrette.
Caraamine pratensis. Cresson des prés.
Scirpus palustris. Scirpe des marais.
Juncus conglomérats. Jonc congloméré.
— bnfonius- — de crapaud.
Lychnis flos cuculi. Lychnide des prés.
Pedicularis palustris. Pédiculaire des marais.
Galium palustre. Caille-lait des marais.
Pingnicula vulgaris. Grassette commune.