‹ Drainage des terres arablesChapitre 86 sur 166 · CHAPITRE XXXY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXY

Machine de Whîte

Quelques uns des organes de la machine de M. White, de Morpeth, sont identiques à ceux de la machine de lord Tweeddale, décrite précédemment (chap. XXX, p. 215). L'argile sort en feuille d'entre deux cylindres, reçoit la courbure convenable par des rouleaux, et passe à travers une auge pleine d'eau , comme clans la machine Tweeddale; mais les opérations subséquentes sont différentes. Un cylindre de lm.22 de diamètre sert, en tournant, à diriger les tuiles hors de l'auge à eau. Sur ce cylindre sont placés, à des intervalles égaux, des arcs en fer mobiles, portant des fils de laiton tendus. Chaque arc est muni d'un manche qu'une barre d'arrêt appuie lorsque le cylindre tourne, de façon à ce que le fil de laiton coupe les tuiles à la longueur convenable.

Toutefois, il résulte évidemment de la convexité du cylindre, et de sa rotation pendant la taille des tuiles, que cellesci sont coupées un peu obliquement. Pour remédier en partie à cet inconvénient, on reçoit les tuiles sortant du cylindre sur une planche présentant un rebord contre lequel les enfants qui enlèvent les tuiles les poussent avec une planchette, Les bords obliques se redressent par cette opération.

Quoique les tuiles courbes faites par cette machine, à cause des pressions en divers sens auxquelles elles sont soumises , aient le défaut de se dessécher en donnant lieu à des fentes sensibles pour les terres peu ductiles , on l'emploie beaucoup en Ecosse. Un homme tourne la manivelle ; un ouvrier alimente la machine de terre, et qua-

Page 1