CHAPITRE XLI
Machine de Schb
Parmi les machines qui figuraient à l'Exposition uniververselle de Paris, en 1855, on remarquait d'une manière toute particulière celle fabriquée par M. Schlosser, à Paris, rue de la Roquette, n° 51. Cette machine est locomobile, et est annexée à un malaxeur fixe, selon les principes qui viennent d'être rappelés à la fin du chapitre précédent.
Le malaxeur (fig. 105) est un tonneau broyeur analogue aux appareils de ce genre que nous avons déjà décrits (chap. III, p. 1-28 à 133, fig. 38 à 51 }; mais il a une supériorité d'action incontestable à cause de la multiplicité et de la bonne disposition de ses couteaux. Vn arbre vertical BDD repose en bas sur une crapaudine E, et est maintenu vers sa partie haute B dans un collet porté par des arcs C solidement vissés sur les parois du tonneau. Cet arbre est monté pour être mû directement par un manège A A : on pourrait le mettre en mouvement de toute autre manière. La partie intérieure DD est armée de huit bras garnis de couteaux F légèrement inclinés par rapport à l'horizon, comme le montre le dessin, et dételle façon que l'ensemble constitue une véritable hélice que l'on suit facilement sur la figure en partant d'en haut, et qu'on
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voit tourner de l'avant à l'arrière de la coupe que donne le dessin. Deux couteaux rôdeurs G forcent en bas la terre malaxée à sortir par les orifices HH. Le prix de cet appareil est de 400 francs.
La machine à étirer les tuyaux de M. Schlosser (fig. 100)
Fig. 105. — Malaxeur de M. Schlosser.
est une transformation heureuse de la machine verticale de Clayton, précédemment décrite (chap. X, p. 160 à 165, fig. 74 et 75) ; l'idée de cette dernière machine est rendue plus pratique. M. Schlosser a imaginé de placer horizon-