M.VC11INK DE SCHLOSSKU
talement les cylindres verticaux de la machine primitive de Clayton. Ces cylindres en tôle, nommés boisseaux, sont munis de deux anses qui permettent de les enlever facilement pour les remplir déterre. Afin qu'il n'y ait pas d'intermittence dans la marche du travail, on emploie trois cylindres; deux sont placés sur la machine qui fonctionne, et le troisième est entre les mains de l'ouvrier qui le garnit. Tandis que la manivelle fait avancer le piston A par une crémaillère B (fig. 107), de manière à comprimer la terre G dans l'un des cylindres, l'autre piston, placé à l'autre extrémité de la même crémaillère, se dégage du
Fig. 107. — Coupe du cylindre de la machine de M. Schlosser.
cylindre qui vient de fonctionner. La terre comprimée passe dans un compartiment fixe D, légèrement conique, où elle se tasse fortement ; avant d'y arriver, elle s'est criblée en traversant la grille EE; elle est ainsi parfaitement purgée de petites pierres et même d'air, et elle se moule en tuyaux, sans donner sensiblement de déchets, en passant à travers la libère F. Comme dans les machines ordinaires, les tuyaux glissent sur une table à rouleaux mobiles où ils sont coupés de longueur par des fils de fer tendus dans un châssis qu'on rabat et relève tour à tour. L'agencement de chaque cylindre se fait très-facilement à l'aide d'une embrasse qu'on manœuvre avec un levier, comme le montre la figure 106. En même temps qu'on enlève un cylindre, on nettoyé la grille cribleuse par un simple coup de râcloir, et on empêche l'accumulatio
d'un gâteau pierreux qui absorberait de la force en pure perte. Cette machine, à double effet et locomobile, coûte 750 fr.; pour ce prix on a trois cylindres, quatre filières de différentes grandeurs, deux grilles-cribleuses, deux tabliers garnis de rouleaux mobiles et trois fourchettes en bois servant à enlever les tuyaux.