‹ Dramaturgie de HambourgChapitre 154 sur 226 · ARRESTATION DE COSME · texte numérisé non relu

ARRESTATION DE COSME

éeat qae c'est celui à q.ui it appartenait qui a dû ^ulioir s'en servir..

Mais ce qui paraît coadamner Ëssex saos réplique, c'est o^ qui sait. Cosmc a voulu parlir pour TÉcosse au poiiut du jour avec la lettre que l'on sait, et il a été arrêté. Soû noyag^ ressemble fort à une fuite, et une pareille fuUe laisse supposer qu'il a pu prendre part à l'attentat de son maitre. Il est donc amené devant le diancelier,. et la reine ordonoe qu'il soit interrogé en sa présence. On peut aiséloent deviner de quel ton Gosm4^ se justifie. Il ne sail rien; mais, quand il est sommé de dire où il voulait aller, il ne se fait pas longtemps presser pour dire la vérité. Il moii^tre la lettre que le comte son maître lui a ordonné de porter à un autre comte en Ecosse. On sait le contenu de cette lettre. Il en est donné lecture. Cosme ne s'étonne pas peu d'entendre de quoi il s'agissait; mais il est encore plus étonné de la conclusion de celte lettre, où le porteur est désigné comme un confident à qui Roberto peut remettre sa réponse en toute sûreté.

« Qu*entends-je, s'écrie Cosme? Moi un confident! Moi, le confident de quelqu'un : par tous les diables! je ne suis pas un confident; je ne l'ai jamais été, et je ne le serai de ma vie! Ai-je donc Tair d'un confident? ie voudrais bien savoir ce que mon maître a trouvé en moi, pour me traiter de la sorte ! Moi, un confident, moi pour qui le moindre secret est un fardeau? Je sais, par exemple, que Blanca et mon maître s'^aiment et qu'ils sont mariés secrètement ; cela a failli depuis longtemps m'étouffer; et maintenant je veux le dire, à cette seule fin que vous sachiez bien, messeigneurs, quelle espèce de confident je suis. C'est dommage que la chose ne soit pas plus importante i je la dirais tout aussi bien». »

Que escBchO'f Softores. mioi^ Dos mil demonios me U«vea , Si yo coufidente soy, Si lo he sido, 6 si lo fuere , Ri teago intencion de sert«-.

Tengo yo

Gara de ser confidente ?

To no se que ha visto en mi Mi amo para tenermr

la esfti «pinioai ; y zfé,

Que me holgara de que fii£M

Cosa de mas imporlancia

Un secretillo muy levé,

Q«ie labio ya por deeirlo, '^'

Que esqueel Conée AiBlanea qfaicre.

Que estau casados Ias dû»

En secrelo..

Lanreîne n*esl pas- moins douloureusement frappée par cette révélation que par la preuve de la trahison du comte, qu'elle voit dans cette malheureuse lettre. Le duc croit devoir aussi rompre le silence, et ne pas cacher plus longtemps à la reine ce qu'il a entendu par hasard dans la chambre de Blanca. Le chancelier insiste pour que le traître soit châtié. A peine la reine se trouve-t-elle seule, que la majesté offensée et Tamour blessé la sollicitent en même temps à prononcer la condamnation du comte.

Le poète nous transporte alors auprès d'Essex, dans sa prison. Le chancelier y entre et annonce au comte que le parlement Ta déclaré coupable et condamné à mort. Le jugement doit être exécuté le lendemain matin. Ëssex proteste de son innocence.

Le Chancelier. Votre innocence, mylord, je voudrais y croire; mais il y a tant de preuves contre vous ! N'avez-vous pas écrit ta lettre à Roberto? N'est-ce pas votre propre signature?

ËSSEX. Oui, sans doute.

Le Ch. Le duc dAlençon ne vous a-t-il pas entendu, dans la chambre de Blanca, résoudre expressément la mort de la reine?

Ess. Ce qu'il SL entendu, il l'a bien entendu.

Le Ch. La reine, en s'éveillant, n'a-t-elle pas vu le pistolet dans votre main? Le pistolet, sur lequel votre nom est gravé, ne vous appartient-il pas ?

Ess. Je ne puis le nier.

Le Ch. Vous êtes donc coupable.

Ess. C'est ce que je nie.

Le Ch. Qui donc a pu vous amener à écrire la lettre à Roberto?

Ess. Je ne sais.

Le Ch. Comment se fait-il que le duc ait entendu sortir de votre propre bouche des paroles de trahison?

Ess. C'est que le ciel l'a voulu ainsi.

Le Ch. Comment se fait-il que l'instrument de meurtre se soit trouvé dans votre main?

Ess. C'est que le malheur me poursuit.

Le Ch. Si tou* cela n'est que mauvaise fortune, sans qu'il y

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