‹ Dramaturgie de HambourgChapitre 153 sur 226 · L'ATTENTAT · texte numérisé non relu

L'ATTENTAT

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Le Chancelier. Au secours! au secours! Quel est ce bruit dans la chambre de la reine? Que se passe-t-il?

EssEx {le pistolet à la main). Funeste accident !

La R. Qu'est ceci, comte?

Ess. (A part,) Que faire?

La R. Blanca, qu'est ceci?

El. (A part). Ma mort est certaine.

Ess. (A part.) Quel n'est pas mon embarras?

Le C. Quoi! le comte un traître?

Ess. (A part.) A quoi me résoudre? Si je me tais, le crime retombe sur moi. Si je dis la vérité, je deviens le lâche accusateur de ma bien-aimée, de ma Blanca^ de ma chère Elança.

La r. Est-ce vous, comte, qui êtes le traître? Est-ce toi. Elança? Lequel de vous deux a été mon sauveur? Lequel mon meurtrier? Il m'a semblé en dormant vous entendre tous deux crier : « Traîtresse ! Traître ! » Et cependant l'un de vous en voulait à ma vie, je la dois à l'autre. A qui la dois-je, comte? Qui lui en voulait. Elança? Vous vous taisez,.. C'est bien, gardez le silence. Je veux demeurer dans cette incertitude. Je veux ignorer l'innocent, afin d'ignorer le coupable. Peut-être me serait-il aussi douloureux de découvrir mon défenseur que mon ennemi. Je pardonne volontiers à Elança sa trahison; je lui en sais gré, si seulement parla le comte se trouve innocent*.

Mais le chancelier déclare que, bien que la reine veuille passer là-dessus, il ne peut s'y prêter; que le crime es trop grand. Sa charge exige qu'il approfondisse la question, d'autant plus que toutes les apparences sont contre le comte.

1 . Conde , tos traidor ? Vos, Blanca ? El juicio esta indifercnte, Quai me libra, quai me mata.

Conde, Blanca, respondedme !

Tu é la Réina? tu A la Reiaa?

Oid, aunque confusamente :

Ha, traidora, dixo el Conde:

Blanca dixo : Traidor ères.

Estas razones de entramboi A etrambas cosas conTÎenen :

Uno de los doi me libra, Otro de los dos me ofende.

Conde, quai me daba Tida?

Blanca, quai me daba muerte?

Decidme I ... No lo digais, Que neutral mi valor quiere, Por no saber el traidor, No saber el inocenle.

Mejor es quedar confusa, En duda mi juicio quede, Porque quando mire a aignno, Y de la traicion me acuerde, A pensar, que es el traidor.

Que es el leal tambien pieuse.

Yo le agradeceria A Blanca, Que ella la traidora fuese.

Solo é trueque de que el Conde Fuera el, que estaba inocente.

La R. Le chancelier a raison, H faïut faire tine enquête. — Comte...

£ss. Madame!

La R. Déclarez la vérité. (A part.) Mais combien mon amour craint de l'entendre ! {Haut.) Était-ce Blanca?

Ess. (A part,) Infortuné que je suis !

La r. Était-ce Blanca qui voulait ma mort?

Ess. Non, Reine; ce m'était pa« Blanca.

La r. C'était donc vous?

Ess. (A par^t,) Affreuse desibinée! (Saut.) Je ne sais.

La r. Vous ne savez? Et comment cet instrument-de meurtre se trouve-t-il dans votre maint

Le coflfnte se tait; la reine o-rdonne qu'il soit conduit à la Tour. Blanca doit être retenue dans son appartement jusqu'à ce que l'affaire s'éclaircîsse. Ils sont emmenés tous deux; c'est la fin du second acte. .

(n° lxyi, 18 décembre d767). — Le troisième acte commence par un long monologue de la reine; elle met enjeu toute la sublilité de l'amour pour trouver le comte innocent. Elle n'épargne pas les peut^tre, pour s'aulariser à ne voir en lui ni son assassin ni l'amant «de Blasica. Mais surtout elle va un peu loin dans ses suppositions contre Blanca. Sur ce point, en général, il s'en faut que sa manière de penser soit aussi 'délicate et aussi morale que nous pourrions le souhaiter et que notre théâtre l'exigerait ^.

Le duc entre avec le chancelier : le premier, pour témoigner à la reine sa joie de la conservation de sa vie; le second, pour lui soumettre lune nouvelle preuve q.ui s' élève contre Essex. Son nom est gravé sur le pistolet qu'on hii a pris dans la main; ce pistolet lui appartient; et il est évi-

i , No pudo «er que mintieva No puede faaveiia oUidado?

Blanca en lo que me coilta No le vieroii mis ant^^os

De gonarla el -Crade? N«, Entre «eogimieirtoS'SakioB,

Que Blanca so io fingiera : Muy callando con los labios.

No pudo Anurerla çoiad», Mui bachiUer oon «ios ejos,

Sin estar enamorad», Quaudo al dedr sus «nojos,

Y quando tierno, y midida, To sa deipeclio Mai? Entoilées la bayrn quorido ,

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