‹ Dramaturgie de HambourgChapitre 22 sur 226 · acte, on trouvera que les discours et la conduite de So · texte numérisé non relu

acte, on trouvera que les discours et la conduite de So

pfaronie peuvent bien exciter la compassion de Cioriode,

mais qu'ils sont tout k fait insuffisants pour produire ttae

conversion chez une personne qui n'est nullement portée à

l'enthousiasme. Chez le Tasse ^ Clorinde adopte autfi k

christianisme, mais à sa dernière heure et seulement après

avoir appris, par une révélation récente, que ses parents

ont été attachés à cette croyance : circonstances impor-^-

tantes, finement conçues, à l'aide desquelles l'influ^ce

d'une puissance supérieure est comme enlacée dans la

suite des événements naturels.

Personne n'a mieuK compris que Voltaire jusqu'où te théâtre peut aller dans cet ordre d'idées. L'âme sensible et noble de Zamore ', touchée par l'exemple et par les prières, sollicitée par sa propre générosité et par les exhortations qu'il reçoit, est profondément ébranlée; et cepen* dant le poète nous le fait voir plutôt disposé k croire que croyant la vérité de cette religion , dont les disciples se montrent à ses yeux environnés de tant de grandeur. Et peut-être Voltaire aurait-iî supprimé cette disposition à croire, s'il n'avait pas fallu faire quelque chose pour la satisfaction du spectateur.

Même le Polyeucte de Corneille n'est pas irréprochable, si nous lui appliquons ces deux observations. Quant aux imitations qu'on en a faites, elles sont tombées de plus en

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