ACTE m, SCÈNE IV
Souriait.. . n^y crois pas ! ce serait ironie. Épouse le duc !
DONA SOL
Donc ce n^était pas assez !
Vous aviez déchiré mon cœur, vous le brisez.
Ah ! vous ne m'aimez plus !
HERNANI
Oh! mon cœur et mon âme, C'est toi 1 l'ardent foyer d'où me vient toute flamme , C'est toi !.ne m'en veux pas de fuir , être adoré !
DONA SOL
Je ne vou6 ^n veux pas. Seulement , j'en mourrai.
HERNANI
Mourir! pour qui? pour moi? se peut-il que tu meures Pour si peu?
DONA SOL laissant éclater jses larmes.
Voilà tout.
Elle tombe sur un fauteuil.
HERNANI s'asseyant près d'elle.
Oh! tu pleures! tu pleures!
Et c'est encor ma faute I et qui me punira?
Car tu pardonneras encor ! Qui té dira Ce que je souffre au moins , lorsqu'une larme noie La flamme de tes yeux dont l'éclair est ma joie?
116 HERNANI
Oh I mes amis sont morts ! oh I je suis insensé ! Pardonne. Je voudrais aimer, je ne le sali Hélas! j^aime pourtajit d'une amour bien profonde I — Ne pleure pas, mourons plutôt ! — Que n'ai-jeun monde? Je te le donnerais! Je suis bien malheureux !
DON A sOL se jetant à son coti.
Vous êtes mon lion superbe et généreux !
Je vous aime.
HERNANI
Oh ! Famour serait un bien supréni<3 Si Ton pouvait mourir de trop aimer !
DONA SOL
Jet^aime!
Monseigneur! Je vous aime et je suis toute à vous.
HEBN ANI laissant tomber sa tête sur son épaule.
Oh! qu^un coup de poignard de toi me serait doux!
DONA SOL suppliante.
Âh ! ne craignez-vous pas que Dieu ne vous punisse De parler de la sorte?
HERNANI tOiÛOQi^ ^PPOy^ Siir ^» sein.
Eh bien ! qu^il nous unisse ! Tu le. veux. QuUl en soit ainsi ! — J'ai résisté!
TOUS deux, dans les bras l'an de l'autre, se regardent avec extase, sans Toir, sans entendre et comme absorbés dans leur regard. — Entre don Ruy Gomez par la porte du fond. Il regarde, et s'arrête comme pétrifié sur le seuil.