ACTE IV, SCÈNE II. it
Ou plutôt , laisse-moi seul dans ton sanctuaire Entrer; laisse-moi voir ta face mortuaire; Ne me repousse pas d^un souffle d'aquilons ; Sur ton chevet de pierre accoude-toi. Parlons. Oui , dusses-tu me dire , avec ta voix fatale , De ces choses qui font Tœil sombre et le front pâle , ParlCj et n'aveugle pas ton fils épouvanté , Car ta tombe sans doute est pleine de clarté! Ou, si tu ne dis rien, laisse en ta paix profonde Carlos étudier ta tète comme un monde ; Laisse, qu'il te mesure à loisir, ô géant, Car rien n'est ici-bas si grand que ton néant! Que la cendre à défaut de Tombre me conseille!
Il approche la clef de la lerrure*
Entrons !
Il recule.
Dieu! s'il allait me parler à Toreille!
S'il était là, debout et marchant à pas lents! Si j'allais ressortir avec des cheveux blancs ! Entrons toujours! —
Bruit de pas.
On vient! — Qui donc ose à cette heure, Hors moi, d'un pareil mort éveiller la demeure? Qui donc ?
Le bruit l'approche.
im HËRNANl.
Ah 1 j^oubliais! ce sont mes assassins!
Entrons!
U outre la porte du tombeau qu'il referme sur lui. — Entrent plusieurs hommes, marchant à pas sourds , cachés sous leurs manteaux et leurs chapeaux.