‹ DrameChapitre 16 sur 97 · LA REINE, GILBERT, SIMON RENARD · texte numérisé non relu

LA REINE, GILBERT, SIMON RENARD

CILBfiRT.

Devant qui suis-je ?

SIMON RENARD

Devant la Reine.

GILBERT

La Reine!

LA REINE

C'est bien, oui, la Reine. Je suis la Reine. Nous n'avons pas le temps de nous étonner. Vous, monsieur, vous êtes Gilbert, un ouvrier ciseleur. Vous demeurez quelque part par M au bor4 de Teau

avec une nommée Jane dont vons êtes le fiancé, et qui vous trompe, et qui a pour amant un nommé Fabiano qui me trompe, moi. Vous voulez vous venger, et moi aussi. Pour cela, j'ai besoin dédisposer de votre vie à ma fantaisie. J'ai besoin que vous disiez ce que je vous commanderai de dire, quoi c[ue ce soit. J^ai besoin qu'il n'y ait plus pour voua ni faux ni vrai, ni bien ni mal, ni juste ni injuste, rien que ma vengeance et ma volonté. J'ai besoin que vous me laissiez faire et que vous vous laissiez faire. Y coQsentez-vous?

GILBBRT.

Madame. . .

LA REINE

La vengeance , tu l'auras. Mais je te préviens qu'il faudra mourir. Yoil^ tout. Fais tes conditions. Si tu as une vieille mère, et qu'il faille couvrir sa nappe de lingots d'or, parle, je le ferai. Vends-moi ta vie aussi cher que tu voudras.

GaBEBT.

Je ne suis plus décidé à mourir , madame^

LA BEINE.

Comment !

GILBERT

Tenez, Majesté; j'ai réfléchi toute la nuit, rien ne ih'est prouvé encore dans cette affaire. J'ai vu un homme qui s'est vanté d'être l'amant de Jane. Qui me dit qu'il n'a pas menti? j'ai vu une clef. Qui me dîtqu'onnel'a pas volée? j'ai vu unelettre. Qui me dit qu'on ne l'a pas fait écrire de force. D'ailleurs je ne sais même plus si c'était bien son écriture. Il faisait nuit. J'étais troublé. Je n'y voyais pas. Je ne puis donner ma vie qui est la sienne comme cela. Je nô crois à rien, je ne suis sûr de rien, je n'ai pas vu Jane.

LA REINE

On voit bien que tu aimes ! Tu es comme moi, tu résistes à toutes les preuves. Et si tu la vois , cette Jane « si tu l'entends avouer le crime, feras-tu ce que je veux ? '

GILBERT

Oui. Â une condition.

MARIE TLDOR.

LA REINE

Tii me la diras plus tard.

A Simon Renard.

— Cette femme ici tout de suite!

Simon Renard soit. La Rdne place Gilbert derrière on rideav qui oocope nue partie da fond ^ rappartement

— Mets -toi là.

Entre Jane, p^e et tremblante.

JOURNÉE II, BCknt lY. IM

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