‹ DrameChapitre 35 sur 97 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mêmes, Maître ÉNEAS^ un Batelier.

MAITRE ÉNEAS.

Mylord Fabiani ! mylord ! Pas un instant à perdre. On a su que la reine voulait sauver votre vie. Il y a sédition du populaire de Londres contre vous. Dans un quart d'heure , vous seriez déchiré. Mylord, sauvez-vous! Voici un manteau et un chapeau. Voici les clefs. Voici un batelier. N'oubliez pas que c'est à moi que vous devez tout cela. Mylord, hâtez-vous!

Bas au iMtelier.

— Tu ne te presseras pas.

JANE

Elle couvre en hftte Gilbert du manteau et du chapeau. BasàJoshua.

Ciel ! pourvu que cet homme ne reconnaisse pas...

MAITRE ÉNEAS, regardant Gilbert en face.

Mais quoi ! ce n'est pas lord Glanbrassil ! Vous

160 MABIE TUDOR.

n'exécutez pas les ordres de la reine, mylady ! Vous en faites évader un autre !

JàNë.

Tout est perdu!... J'aurais dû prévoir cela!

Ah Dieu ! monsieur, c'est vrai, ayez pitié. . .

MAITRE ÊNE AS, basé laiie.

Silence ! Faites ! Je n'ai rien dit, je n'ai rien vu.

Il se retire au fond du théâtre d^tin air dHndiflérenoe,

. Que dît-il?... Ah î la Providence est donc pour nous ! Ah ! tout le monde veut donc sauver Gilbert !

JOSHUA

Non , lady Jane. Tout le monde ireut perdirc Fabiani.

Pendant toute oettescène, le^crif «edooUentau dehors.

MNB.

Hâtons^noué, Gilbert J Viens vite!

JOSHUA

Laissez-le partir seul.

JANE

Le quitter !

JOURNÉE III, Pi^RTI£ j, SCÈf(£ VIII. ISl

JOSHUA

Pour un instant. Pas de femme dans le bateau y si vous voulez qu'il arrive à bon port. Il y a encore trop de jour. Vous êtes vêtue de blanc. Le péril pa«sé, vous vous retrouverez. Venez avez moi par ici. Lui par là.

JANE

Joshua a raison. Où te retrouverai-je , mon - * Gilbert?

gh^e&t.

Sous la première arche du pont de Londres.

Bien, Pars vite. Le bruit redouble. Je te voudrais loin ! ^

JOSHUA

Voici les clefe. Il y a douze portes à ouvrir et à fermer d'ici au bord de leau. Vous en avez pour un bon quart d'heure.

JANE

Un quart d'heure ! Douze portes ! c'est affreux !

GIUERT, l'embrasMint

Adieu, Jane. Encore quelques instants de séparation, et noiift nous rejoindrons pour |a vie.

18t MARIS TUHOR.

JANEi

Pour l*élerDlté I

Au batelier.

— Monsieur, je vous le recomoiande.

BtAltRE ÉNEÀiS, bas an bhtelier.

De crainte d'accident , ne te presse pas.

Gilbert sort avec le batelier.

JOSHUA

Il est sauyé! A nous maintenant ! Il faut fermer ce cachot.

Il referme le cachot de Gilbert,

— C/est fait. Venez vite , par ici !

. Il sort avec Jane par Tautre porte masquée. MAITRE ÉNEAS, seul.

Le Fabiani est resté au piège ! Voilà iine petite femme fort adroite que maître Simon Renard eût payée Wen cher. Mais comittént la reine prendrat-^llc la chose ? Pourvu que cela ne retoiïil)e paà sur moi!

Entrent à grands pas par la galerie Simon Renard et la Reine, Le tumulte extérieur n'a cessé d'augmenter. La nuit est presque toutà-fait tOmbécw — Cris de ihoirt ; ilombeaUt ; torchés \ Milit des vagu/es de la foule ; cliquetis d'armes ; coups de feu ; piétinements de chevaux. Plusieurs |ëtllU!shoitimeft« la da^ue au poing, accompagnent la Reine. Parmi eux, le héraut d'Angleterre, Clarcnce, portant la bannière royale, et le héraut de l'Ordre de là jarretière. Jarretière, portant la bannière de l'ordrei *

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