‹ DrameChapitre 4 sur 97 · LORD CHANDOS · texte numérisé non relu

LORD CHANDOS

Celle-ci est bien noire et bien affreuse !

SIBfON RENARD.

Je la trouve beUe pour ce que j'en veux (aire*

LORD GHÀNDOS.

Qu'en voulez-vous faire?

SIMON RENARD

Vous verrez. -^ Mylord Ghi^ndos , quasd Une femme règne, le caprice règne. Alors la politique n'est plus chose de calcul, mais de hasard. On ne peut plus compter sur rien. Aujourd'hui n'amène plus logiquement demain. Les affaires ne se jouent plus aux échecs , mais aux cartes.

LORD CLINTON

Tout cela est fort bien, mais venons au fait. Monsieur le bailli, quand nous aurez-vous délivrés du favori? cela presse. On décapite demain Tyrconnel.

SIMON RENARD

Si je rencontre cette nuit un homme comme j'en cherche un, Tyrconnel soupera avec ^ous demain soir.

20 MARIE TUDOfl.

LORD CLINTON

Que voulez-vous dire ? Que sera devenu Fabiani ?

SIMON RENARD

Avei-vous de bons yeux, mylord ?

LORD CLINTON

Oui , quoique je sois vieux et que la nuit soit noire.

SIMON RENARD

Voyez-vous Londrels de l'autre côté de l'eau?

LORD CLINTON

Oui, pourquoi?

SIMON RENARD

Regardez bien. On voit d'ici le haut et le bas de la fortune de tout favori, Westminster et la Tour de Londres.

LORD CLINTON

Eh bien?

SIMON RENARD

Si Dieu m'est en aide , il y a un homme qui au moment où nous parlons est encore là , —

.n montre Westminster. ^

et qui demain à pareille heure sera ici.

Il montre la Tour.

LORD CUNTON.

Que Dieu vous soit en aide !

hORD MONTAGU.

Le peuple ne le hait pas moins que nous. Quelle fête dans Londres le jour de sa chute !

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