SCÈNE IL
LÀ TISBE; RODOLFO, vêtu de noir, sévère, une plume noire au chapeau; HOMODEI, toujours endormi.
LA TISBE.
Ah! c'est ftodolfo! Ah! c'est Rodolfo ! Yiens^ je t'aime , toi !
Se tournant vers le côté par où Angelo est sorti.
— Non, tyran imbécille! ce n'est pas mon frère, c'est mon amant ! —Viens , Rodolfo! mon brave soldat, mon noble proscrit, mongénéreuxhomme ! regarde-moi bien en face. Tu es beau , je t'aime !
Tisbe. . .
LA TISBE.
Pourquoi as-tu voulu venir à Padoue? tu vois bien, nous voilà pris au piège. Nous ne pouvons plus en sortir maintenant. Dans ta position, partout tu es obb'gé de te faire passer pour mon frère. Ce podesta s'est épris de ta pauvre Tisbe; il nous tient ; il ne veut pas nous lâcher. Et puis je tremble