‹ DrameChapitre 60 sur 97 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

UODOgfO, LA TISBE.

LA TISBE.

C'sst epfli^re moî/Rodolfo. Bonjour IJë* n'ai pu être plus Iqng-^temps san^ te voir. Je ne puis xne sé|)arer de toi ; je te^ suis partout; je pense et je vi*

paf tôt. Je suis l'ombre de ton corps, tu ç^% l'ame

du mien.

.aoûpLFQ.

Pi:p])iB»garde, Tisbe? ma famille est une Camille fatale. Jl 7 a stgr nous pne prédiction, une destyiée qui i^ccompljt pfesque inévitablement de père en fils. *Nous t«aûs qut nous aime.

LA ISSBE.

Hé bien!* tu me tuerai. Après? pourvu que tu iti^sflmes!

48 ANGELG.

nraoLFo.

M. Jo J3\? • • •

, LA^TISBE.

Tu me pleureras ensuite. Je o>n veux pas plus.

. RODOLFa

Tisbe^i vous mériteriez Tamour d'un ange.

U lui baise la main et sort lentement ^

' LA TI8BE, ieule.

' Eh bjen! tomme il me quitte! Aodolfaf il s'en va. Qù'est-qe qu'il, a dgmc?

Regardant yeA le banc *

— Ah î Homodei s'est ré vaille !•

Hora«dèi parait^ fond diLtlkéâti«.

SCÈ>îE VL

LA TISBE, HOWGDEI.

HOMODEI.

Le Rodolfo s'appelle l^zaselino, raveaturier'eAt un priiic^^ Fidiot est un esprit * l'homme qui dort est lid chat qui guette. Œil fermé, oreille ouvarfe.

LA TISBE. *

Que dit-il?

HOMODEI , montrant sa guitare.

Cette guitare a des fibres qui rendent le sou qu'on vejut. Le cœwr d'un homme, le cœur d'une

femme ont aussi des fibre» dont on peut jouet.

LA TISBE.

.Qu'est-ce que cela veut dire ?

^Q ,ANCBLO.

BOMOD^l.

Madame, cela* veut û\t$ c[ue si par hasard vDus

.perdez aujouild^tii un beau jeune homme n|ui a

une pluine noire à 9611 chapeau, je ^tasTendroit

'' où vous pourrez le retrouver la nuit pi^iK^haine.

LA tAbe.

Chez une f<^Qûrme !

> HOMODEI.

Blonde.

LA TISBE. •

Ouoi! cpie veu\-tu dire? qui ës-tu?

HOVODEL

Je n'en sais rien.

LA TlSBÊ.

Tun'es pas ce que je croyais, malheureuse ^e je suis ! Ah ! le^odesta s'en doutait, tu es un homme redoutable^ Qui es-tu? oh! qui es^tu ? Rodolfo chez^une femme ! la nUit prochaine f C'eât là ce que tu veux dire ! hein P e^-ce là ce que tu v^ux diriei^

irOURNÉE I,.«CÈNE VI. 61

HOMODSI.

Je o'en^^ais ri<!||.

LA TiSBfi.

'Ali ! tu mens 1 C'est impossible, Rodotfo m'aime.

HOMODEI.

Je û'wi saj^ rien.

LA TISBE.

AS ! misérable ! ah ! tu mens ! C#mme il ment ! Tu es i^n homme payé. Mon Di^eu , j'ai donc des ennemis, moi!. Mais Rodolfo m'aime. Va, tu ne parriendras pas à m'alarmer. Je ne te crois pas. Tu dois être bien Airieux devoir fp»e ce que tu me dis ne me fait aucun effet.

•^ HOMODEL

Vous ayez remarqué sans doute que le podesta, monseigneui» Angelo Malipieri^ "porte à sa chaîne de omn un petit jhijou en or artktement trdieullé. Ce bijou est une clef.- Feignez d'en avoir envie comme d*un bijou. Demandez^a-lui sans Fui^iUre ce que.nous*ep voulons £^ré.

52 ÀNCM.O.

LA TISBE.

Une clef, dis-tu? Je ne la demanderai pas. Je

. ne d^maaderai rien. Cet in£âme qui voudrait me

faire soupçonner Hodolfo'! Je ne veux^pai de

cette clef. Va-t'en,jene t'écoutepas.' ^ •

Km

HomnEi.

Voici justement le ppdesta qui vient.. Quand vous crurez la clef, je vous expliquerai comment il^faudra vous eo servir la nuit ^trochttiue. Je revîen<Jraî'dans'un quart d*heure.

• Catïsbe.>

Misérable ! tu ne m^entends donc psGs? j[e te dis que je né veux point de cette clef. J ai confiance en Rodolfo , ipoi. Cetie clef, *je rie ni 'en occupe point.* Je n'en dirai pas un mot au podesta. Et ne revîe^^s ps^s, c est inutile ! je ne^te cçoîs pa^.

HOMODEI.

J>aAs un quart d'heure.

• Il sort.^iitre Angelo.

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