‹ DrameChapitre 62 sur 97 · LA TIS · texte numérisé non relu

LA TIS

Non, je n'en ai plus envie! Est-ce qu'on ouvre des portes avec cette clef-là? elle* est bien petite.

ANGELO

Cela ne fait rien ; ces clofs-M sontfaito^ pour des

JOURNÉE I, SCÈNE VIL hT

serrjures cachées. Celle-ci ouvre plusieurs portes , entre autres celle d'une chambre à coucher.

LA TISBE.

Vraiment! Allons! puisque vous 1 exigez abéotument , je la prends.

EUe prend la def.

Oh! merci. Quel bonheur! vous avez accepté quelque chose de moi ! merci !

LA TISBE.

Au fait, je me souviens que l'ambassadeur de France à Venise, monsieur de Montluc , en avait une à peu près pareilles Avez-vous connu moûsieur le maréchal de MontlucPUn homme de grand esprit, n'est-ce pas *} Ah ! vous autres nobles, vous ne pouvez parler aux ambassadeurs. Je n'y songeais p^B. C'est égal, il n'était p^ tendre aux huguenots, .ce monsieur de Montluc. Si jamais ils lui tombent dans les maîns 1 c'est un fier catholique ! — Tenez, monseigneur, je crois que voilà Vîrgilio Tasca qui vous cherche, là-bas , dans la galerie. . .

ANGELO

Vous croyez?

LA TISBE.

N'ayiez-Yous pas à lui parler?

ANGELO

Oh ! maudit soit-il de m'arracher d'auprès de tous!

LA TISBE, lui montrant la galerie.

Par là.

ANGELO, lui baisant la main.

Ah ! Tisbe , vous m^aimez donc !

Par là , par là. Tasca vous attend.

Angelo sortr Homodei pai^it au fond du thefttfe ; la Tisbe court à lui*

JOURNÉE ï, idkNE VIII. 59

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