‹ DramesChapitre 106 sur 308 · FASIO. ALDINI, SPADA, RAFAELLO · texte numérisé non relu

FASIO. ALDINI, SPADA, RAFAELLO

ALDI^îI.

Salut à Fasio. le noble roi des fêtes!

Alchimiste puissant dont l'art fait aujourd'hui

De l'or ainsi que Dieu . mais qui , plus grand que lui ,

Loin qu'au centre du monde, avare, il le dérobe,

Magnifique, l'étend sur la face du globe!

FASIO.

Excusez l'embarras que me cause , seigneur, Alors qu'il vient de vous, un tel excès d'honneur! A l'humble orfèvre encor ces mots semblent étranges. Je suis riche d'hier et peu fait aux louanges.

SPADA

Tu l'as dit, Fasio, voilà, riche d'hier;

Eh bien ! à ton habit cela se voit, mon cher.

Je ne suis point flatteur, moi qu'au contraire on flatle.

Mais que diable fais-tu d'une robe écarlate?

Voilà bientôt , mon cher, plus d'un siècle écoulé,

Que l'on n'en porte plus que pour être brûlé.

Tiens, veux-tu d'une mode élégante et nouvelle?

Elle vient de Venise ,

{Montrant son costume.) Et voici le modèle.

Je ne me soustrais pas à votre royauté, Sire; mais j'espérais que votre majesté -adoucirait ces lois qu'elle rend en tétrarqu"^ . En songeant que ma robe est celle de Pétrarque.

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