FRANCESCA, RAFAELLO
FRAivcESCA , qui tt entendît Rafaello prendre sa défense , allant à lui.
Oh ! vous êtes bon , vous ! et sur ma triste voie. Pour me rendre l'espoir, c'est Dieu qui vous envoie. Comme un ange du ciel , vous venez me trouver. Dites-moi , monseigneur, pouvez-vous le sauver.
RAFAELLO
Hélas! je ne suis rien qu'un malheureux poète,- Personne dans l'État de moi ne s'inquiète- Et je transporterais ce palais loin de nous. Avant de rien changer au sort de votre époux. Mais si le visiter dans sa triste demeure , Si rester avec lui jusqu'à sa dernière heure, El, lorsqu'elle viendra, si lui donner la main Pour soutenir ses pas pendant tout le chemin. Peut lui rendre la mort moins cruelle , madame , Ordonnez, et je suis à vous de corps et d'âme.
FRANCESCA
Merci; j'accepte. Allez, et qu'il sache en quel lieu Vous m'avez à genoux trouvée implorant Dieu. Dites-lui que je garde encor quelque espérance, Et que , quand la pitié serait morte à Florence, J'irais vers son tombeau, menant un si grand deuil, Qu'il lui faudrait pour moi sortir de son cerceuil. l'alchimiste. 10
L ALCHIMISTE
RAFAELLO
Je vais fidèlement remplir voire message;
Et que Dieu jusqu'au bout vous donne le courage!
Adieu, madame.
(Tl s'éloigne.)