‹ DramesChapitre 136 sur 308 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FRANCESCA , seule.

Adieu! c'est un présage d'or, Et tout cœur au démon n'appartient pas encor. Oh ! je supplîrai tant cet homme et cette femme, Qu'à moins qu'en les créant Dieu n'ait oublié l'âme, Ils viendront avec moi , les yeux baignés de pleurs , Vers celui qui d'un mot peut fihir mes douleurs. C'est par ici qu'il faut que chacun des deux passe. Ah! voici le premier!

11G l'alchimiste.

SCÈiNE IV.

FRAINCESCA. LE PODESTAT, à cheial, précédé de deux hommes portant, l'un la bannière, et l'autre l'épée; et suivi de Gardes.

FRANCESCA, se jetait t à la bride du cheval. Grâce, monseigneur, grâce!

LE PODESTAT, étonué.

Ah! qui donc êtes-vous?

FRANCESCA

Oui je suis... juste Dieu!...

Et quelle autre que moi... par ce temps, en ce lieu... Oh! quelle autre viendrait qu'une épouse éperdue, Vous allendre la nuit au milieu d'une rue?... Vous l'avez condamné si précipitamment, Que vous devez douter de votre jugement. Eh bien ! moi... je vous dis qu'il n'élait pas coupable. Sans doute, je le sais, l'apparence l'accable; Mais plus d'un innocent, que l'on crut criminel, N'a-t-il pas transformé l'échafaud en autel? Mon Dieu ! cela se voit tous les jours, et le blâme Retombe sur celui qui condamne...

LE PODESTAT

Madame...

Nous avons, pour douter, trop de faits dans les mains ! FRATVCESCA. [maius!...

Ces faits!... qui les a vus?... vos yeux... des yeux hu- Quand le regard de Dieu parfois lui-même s'use A pénétrer au fond de nos cœurs pleins de ruse...

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