ACTE I, SCÈNE VII
LE MAUVAIS ANGE
Don Juan, c'est un trésor! crois-moi, l'Andalousie Exprès pour tes plaisirs semble l'avoir choisie :
Avec un teint blanc et vermeil, Avec de longs baisers, brûlants comme une flamme. Et des regards ardents qui pénètrent dans Tàme
Comme deux rayons du soleil.
LE BON ANGE, s'éloiguant.
Adieu! pauvre insensé qu'entraîne un mauvais songe, De cette vie un jour tu sauras le mensonge. Et tu me chercheras d'un douloureux regard; Et lu m'appelleras comme un vaincu sans armes,
Avec des sanglots et des larmes; Mais peut-être que Dieu répondra: «C'est trop tard!...» (// disparaît.) LE MAUVAIS ANGE , s'enfonçant lentement en terre. Adieu! noble don Juan, le monde est ta conquête. Au-dessus de ses fils tu peux lever la tête. Car lu n'as plus de maître, et toi seul es ton roi; Et si Ion cœur, lassé de voluptés paisibles.
Rêve des plaisirs impossibles, Appelle-moi, don Juan, je monterai vers toi.
(// disparaît.)
3G DO!» }V\y DE MARANA.