‹ DramesChapitre 180 sur 308 · ACTE II, SCÈ\E III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈ\E III

PAQUTTA.

N'importe ; si on les lui rend, l'action n'en sera que plus méritoire.

TÉRÉSIiVA.

Quel magnifique collier !

{Elle le pose sur la toilette.)

PAQUITA

Comme ces perles iraient à votre cou !

TÉRÉSINA

Et ces bracelets ! regarde.

PAQDITA.

c'est le fils de quelque empereur.

Et ces pendants d'oreille, ce bandeau, cette ceinture!

PAQUITA

Nous avons trouvé notre génie.

TÉRÉSINA, soupirant.

Malheureusement, nous ne pouvons pas accepter ce qu'il nous donne.

PAQUITA

Pourquoi pas? ces bijoux sont offerts à la fiancée de don Josès, et l'on accepte un cadeau de noces.

TÉRÉSINA

Oui, mais tu sais que don Josès aime la vie retirée, et ce sont des bijoux à porter à la cour.

PAQUITA

N'y allez pas ; la reine en tomberait malade de jalousie, et l'infant en mourrait d'amour.

58 DO?f JCAi> DE JJ.\RA^A,

TÉRÉSINA

Flatteuse !

PAQCITA.

La senora veut-elle que je lui essaye ces bijoux

TÉRÉSIXA.

Non.

PAQriTA.

Madame veut-elle que je la déshabille?

TÉRÉSI?tA.

Non.

PAQUITA

Madame permet-elle que je me retire?

TÉRÉSI>A.

Oui.

PAQiiTA ra jusqti'à la porte et revient. A propos, ces bijoux...

TÉRÉsi^iA, étendant la viain sur eux.

Tu les viendras chercher demain matin.

PAQUITA

Comme madame voudra.

TÉRÉSI!ÏA.

Demain malin, entends-tu? n'y manque pas,

PAQUITA. de la porte'.

C'est chose dite.

(Elle sort.)

Page 1