DON FABRIQUE
Décidément, depuis le Cid , il n'y a eu qu'un homme dans toutes les Espagnes, et cet homme est don Sandoval d'Ojedo.
DON HESNRTQCEZ.
Je suis de ton avis; seulement, cet homme ne se nomme pas don Sandoval d'Ojedo, il s'appelle don Juan de Marana.
yt» DOS JlA^ DE MARASA.
DON FADRIQCE.
Je connais don Sandoval, et je ne connais pas don Juan; je m'en tiens donc à ce que j'ai dit.
DOS HESRIQCEZ.
Je ne connais pas plus don Juan que tu ne le connais toi-même ; mais on m'a raconté de lui des entreprises merveilleusement hardies.
DON FADRIQUE.
Tout ce que l'en t'a raconté de don Juan, je l'ai vu faire à don Sandoval.
DOS PEDRO, entrant.
Qui parle de don Sandoval?... On vient de me dire une étrange histoire sur son compte.
DOS HESRIQIEZ.
Laquelle?
DOS PEDRO
Savez-vous de qui il est fils?
DOS HESRIQIEZ.
Mais, jusqu'à présent, je ne lui ai pas connu d'autre père que le mari de sa mère, don Carlos d'Ojedo.
DOS PEDJIO.
Oui, mais savez-vous par quel moyen don Carlos oblint ce fils.
DOS RESRIQtEZ.
Par les moyens ordinaires, je suppose.
DOS PEDRO
Voilà l'erreur... Don Carlos était marié depuis dix ans sans avoir pu obtenir d'héritier ; il avait cependant fait un vœu à Notre- Dame -del-Pilar, mais le vœu n'avait point été exaucé; il avait cepen-