ACTE I. SCÈSE III
LÉIIO.
Toujours !
LE PODESTAT
Hélas ! hélas! eL quatre fois hélas!
Tout oncle est fait ainsi...
LÉLIO
Oui, mais moi, je suis las De voir, en une cave obscure et solitaire. Semer ainsi tant d'or qui ne sort pas de terre!
LE PODESTAT
Bah!... vous retrouverez tout cet or quelque jour.
LÉLIO
C'est cela, quand j'aurai cinquante ans à mon tour; C'est trop lard...
(Fasio paraît au haut de l'escalier.)
LA MADDELENA.
Maintenant, montrez-moi, je vous prie.
Autre chose.
FRANCESCA
C'est tout.
FASIO.
Tu te trompes, chérie...
FRAIVCESCA.
FASio, à la Maddelena.
Nous avons encor quelques bijoux Dont la matière ou l'œuvre est plus digne de vous, •le vais vous les chercher.
LA MADDELENA.
Allez!...
FRANCESCA, tombant sur un fauteuil.
Sainte Madone, Prenez pitié de moi, la force m'abandonne.
22 l'alchimiste.
LE pouESTAT, la regardant.
Ah ! nous sommes jalouse, à ce qu'il me paraît... On peut tirer un jour parti de ce secret Que nous dit le regard, au défaut de la bouche; C'est bien!...
(J Lélio.)
Adieu, cher comte.
[A Maddelena.) Adieu, belle farouche.
(// s'éloigne, rencontre Fasio an fond de la scène
et l'arrête.) Et toi, mon alchimiste aux souhaits enhardis, Garde-loi d'oublier que jusqu'en paradis, Pourvu qu'aux feux du jour sa peau puisse reluire. Tout serpent atteindra l'Eve qu'il veut séduire, Surtout pour l'éblouir s'il sait montrer encor Des yeux de diamant et des écailles d'or.
(// sort.)