‹ DramesChapitre 81 sur 308 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LA MADDËLENA, FRANCESCA, LÉLIO, FASIO.

lA MADDELENA.

Eh bien!... nous attendons...

LÉLIO

Vile, dépêchons, maître...

FASIO.

Voici quelques bijoux assez beaux pour paraître Dans les salons du duc Francesco Medici, Lorsqu'il donne une fête en son palais Pizzi. Choisissez...

FRANCESCA

0 mon Dieu ! que je souffre !

LA SIADDELENA.

Cher comte.

Que me conseillez-vous? Dites.

LÉLIO, lui montrant un collier de perles.

Vraiment, j'ai honte D'être, en un pareil cas, si mauvais conseiller; Cependant je prendrais, madame, ce collier.

LA MADDELENA, à Fusio.

Venez me l'essayer.

FRANCESCA, à purL

Oh! comme sa main tremble!

FASIO.

Le voici.

Maintenant, voyons, que vous en semble;'

24 l'alchimiste.

FASIO.

Que monsieur vous donnait des avis imprudenls : A votre cou la perle est trop près de vos dents.

LA MADDELETÎA.

11 a raison ; tenez, Lélio, je préfère Ce bandeau de rubis.

(Le regardant.) Comment se peut-il faire Qu'on travaille ainsi l'or? Voyez, c'est ravissant. (Elle le donne à Fasio , et s'assied pour qu'il le lui attache sur la tête.)

FRANCESCA

Oh! je sens vers mon cœur refluer tout mon sang.

LA MADDELEXA, à FaSiO.

Écartez mes cheveux; c'est cela.

FASio, regardant l'effet du bandeau.

Sur mon âme.

Cette fois c'était vous qui vous trompiez, madame : Ces rubis, pour garder leurs reflets précieux, Madame, à votre front sont trop près de vos yeux.

LA MADDELENA.

Puisqu'il en est ainsi, choisissez-moi vous-même Quelque chose de bien.

FASIO.

Prenez ce diadème. Parmi des cheveux noirs le diamant reluit Comme la lucciole illuminant la nuit :

Il me fut commandé pour la reine de France, Que daigne l'accepter la reine de Florence!

LA MADDELENA.

Mais envers nos voisins vous êtes déloyal.

FASIO.

Il devait couronner, madame, un front royal ■•

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