TIRE
r de la
mais le pitraire.
t dépu- Tr.
is ; les isie pas-
tour de a popu-
tion du stitution oursuite avernàay, Dalhoubr der pé-
tre, charanes, qui ir James | s’assemalhousie ;
ts croient rislature ; nships de
, sollicite nouveau
nts crimes
“et délits par la Chambre, qui demande sa suspension au gou;erneur ;
celui-ci est forcé de l’accorder ; deuxième mission de M. J. B. Viger en Angleterre. ve
1832—L'administration continue ses persécutions contre le parti po- … pulaire. MM. Tracey et Duvernay sont, le 15 janvier, arrêtés à Montréal, : et traînés devant le Conseil Législatif à Québec, forcés de s'incriminer euxmêmes ; ils sont condamnés à quarante jours de prison pour prétendus libelles, en publiant que le conseil était une nuisance publique ! Election de M. Tracev à Montréal, où les troupes soutenues par les mamistrais ce feu, le 21 mai, sur les électeurs réformisres qui reconduisaient paisible: ment leur candidat favori ; trois Canadiens, Languedoc, Billet et Chauvin, étrangers à l’affaire de l'élection, tombent morts atteints d'un plomb meurtrier ; un grand nombre d’autres sont blessés. Grandes assemblées par tout le pays pour demander justice de cet attentat, ainsi qu’au sujet des terres incultes de la province, qu’une compagnie de spéculateurs for-
‘mée à Londres voudrait envahir; on demande aussi un changement dans
le conseil législatif. Le choléra fait de terribles ravages ; le docteur Tracey meurt. Les magistrats et les militaires, auteurs des meurtres du 21 mai, sont approuvés par l'administration. Le chambre se réunit et procède à une enquête sur cet événement. Le procureur-général Stuart est destitué.
1833— L'enquête sur les meurtres du 21 mai coùtinuée. Un témoin tory est emprisonné pour faux témoignage ; Ralph Taylor, membre pour Missisquoi, est envoyé 24 heures en prison pour insulte à la chambre, dans la personue de son orateur ; refus arbitraire du gouverneur de communiquer à la chambre plusieurs documents officiels ; bill des subsides passé par la chambre et rejeté par le conseil législatif, William L. Mec- Kenzie revient d'Angleterre, où il est allé représenter au ministère les Eee du peuple du Haut-Canada. La Sr-JRAN-BAPTISTE est célébrée pour
a première fois le 24 juin. Le docteur O’Callaghan se charge de la rédaction du Vindicator.
1834-—Session mémorable de la chambre d'assemblée, qui adopte à une majorité de 56 contre 24, les 42 RÉSOLUTIONS, contenant les plaintes du pays et sa ferme détermination d'obtenir justice. M. Morin.est député en Angleterre au soutien de ces résolutions, ainsi que des pétitions de tout le pays, revêtues de plus de cent millesignatures. M. Morin revient en septembre et M. Viger en octobre. Elections générales qui confirment les principes énoncés dans les 92 Résolutions. Le peuple choisit 80 membres réformistes contre 8 tories. Election de Sorel, où Louis Marcoux est assassiné : ses meurtriers furent ensuite acquittés.
(Nous complétons ces notes jusqu’à la révolution de 1887.)
1835—Première session du 15me Parlement Impérial ; Lord Aylmer refuse les contingens de la chambre qui passe d’énergiques résolutions à ce sujet, et s'ajourne elle-même après avoir passé 86 bills ; le conseil législatif ayant bien soin de.rejeter ceux qui seraient pour l'avantage du pays. Débats dans les Communes d'Angleterre sur les affaires du Canada : trois commissaires inquisiteurs sont envoyés en Canada : Lord Grosford, Sir - Chas E Grey et Sir George Gipps arrivent à Québec vers la fin d'août ; : départ de lord Aylmer qui distribue des places à ses mignons, maintient en place le juge Grale, etc, Le Parlement s’assemble le 27 octobre ; lord Gosford prononce un discours de conciliation, dont l'hypocrisie fait la base : réponse patriotique de l'assemblée ; les contingents sont accordés : les
chire. Sir Francis B. Head arrive dans le Haut-Canada ; peu après il fait connaître partie des instructions que Gosford avait frauduleusement tenues secrètes : sensation et indiguation causées par la conduite du perfide Lord Ghosford ; intrignes des Hauts-Commissaires. Le conseil législatif rejette le bill d'éducation, ce qui ferme seize cents écoles élémentaires et ôte les moyens d'instruction à plus de quarante mille enfants Canadiens ; ce même corps rejette aussi plusieurs bills d'une importance majeure. La chambre offre de voter les subsides pour six mois, ce que le conseil refuse aussi. Le gouverneur plonge ses mains dans les coffres publics, et paie les officiers publics sans l’assentiment de la branche représentative de la législature.
1886—Conduite ferme et énergique de la majorité de la Chambre
d'Assemblée, malgré la désertion d’un certain parti connu sous le nom de statu quo ; cette conduite inerte de quelques-uns a le malheureux vffet de donner des espérances au gouvernement et d'enhardir ses satellites qui se portent à toutes sortes d’excès ; les promesses de lord Grosford de remédier à plusieurs griefs restent sans exécution. Près de 800 électeurs de Québec, pour censurer la conduite de la minorité, présentent une adresse à l’honorable orateur PAPINEAU, en signe d’approbation de sa conduite, et pour approuver le vote de la majorité, qui n'accordait les subsides que pour six mois. M. Caron résigne son siège ; nouvelle élection d’un membre de la haute ville de Québec. Dans le Haut-Canada, la chambre populaire ayant refusé les subsides, le gouverneur la dissout, et au moyen de 14 corruption, de l'intrigue et des lettres patentes fabriquées, Head se fait une majorité de TORIES. Le shérif Guay est accusé, devant un grand jury, de meurtre ; ce corps qu’il avait choisi rejette l'accusation. Minerve signale le fait, son propriétaire, M. Duvernay, est aussitôt empoigné, trainé devant une cour dont il ne reconnaît pas la compétence dans cette ma- . tière ;, il est condamné sans forme de procès à 80 jours de prison et à £80 d’anfende. La législature s’assemble le 22 septembre. M. Morin présente ane requête de M. Duvernay, alors dans les fers, se plaignant de la conduite arbitraire des juges Reid et Pike, et du procureur-général Ogden. L'assemblée s’ajourne d'elle-même après 18 jours de session, elle ne vent ‘ pas sièger tant que le conseil législatif ne sera pas réformé. . Lord Gosford met la main sur les deniers publics et les disperse sans le consentement des députés du peuple. Les tories cherchent par tous les moyens possible à provoquer les Canadiens, qui attendent avec patience !!! Notre laborieux Grand-Vicaire ajouta à ses notes ci-dessus, la nomenclature de la députation de Richelieu que voici :
De 1792 à 1796.—P. Gruérout, B. Chénier.
-De 1797 à 1800—Charles Millette, C. B. Livernois. - De 1801 à 1805—HF. E. Hubert, L. Brodeur.
De 1806 à 1808—Louis Bourdages, H. M. Delorme.
En 1809—Louis Bourdages, B. Chenier.
En 1810—Louis Bourdages, H. M. Delorme.
De 1810 à 1814—L. Bourdages, H. M. Delorme.
duite, s que mempopuren de se fait 1 jury, finerve B, traie maà £80 résenla COn- Dgden.
e vent osford ement
possi-
nomen-
De 1815 à 1816—8. Chénier, F. Malhiot.
‘De 1817 à 1819—$S. Chenier, J. Dessaulles,
En 1820—F, St-Onge, J. Dessaulles.
De 1820 à 1824-—F. St-Onge, J. Dessaulles.
De 1825 à 1827-—R. de St-Ours, J. Déssanlles.
De 1827 à 1829-—R. de St-Ours, J. Dessaulles.
De 1830 à 1834--R. de St-Ours, Dr Jacques Dorion. De 1884 à 1888—Dr Jacques Dorion, C. S DeBleury. De 1841 à 1844--D--R. Viger
De 1844-à 1848—-Wolfred Nelson.
De 1848 à 1852—Le même.
Par la Constitution de 1791, Sorel formait un bourg du nom de William Henry. À cette époque la ville de Sorel était privilégiée : elle avait un député. Espérons que le temps n’est pas éloigné où l’'angmentation de la population ou du commerce feront donner un député à Sorel deveaue cité. En attendant, voici d'après les notes de notre héros, une liste
des noms des députés qui ont représenté Sorel (William Henry) sous la constitution de 1791 : ‘
De 1792 à 1796—J. Barnes.
De 1797 à 1800—J. Senell.
De 1801 à 1805—Le même.
De 1805 à 1808—Le même.
Eu 1809— Le même.
En 1°10—Ed. Boner.
De 1811 à 1814—-Le même.
De 1815 à 1816-—R. Jones.
. De 1817 à 1819--Le même.
En 1820-—Le même.
De 1820 à 1824—Le même.
De 1825 à 1827—N. F. Uniacke.
De 1827 à 1829—Wolfred Nelson.
De 1880 à 18334—-John Wurtele.
De 1834 à 18838—J. Pickel.
Les deux familles avaient à Québec de nombreux parents et amis, en sorte qu'il fut résolu qu’on passerait là trois ou quatre jours avant de continuer le voyage jusqu'à la paroisse de##*# résidence de Julie.
On conçoit que le but 6tait de mettre, dans l'intervalle, la pauvre en fant au courant de la lamentable réalité, et ce, en présence des parents et amis nombreux que l'on avait à Québec, afin d’amortir le coup, et au besoin de venir en aide à la jeune femme si cruellement éprouvée.
Il en fut ainsi trois jours après l'arrivée de la goëlette à Québec, avec, on le conçoit, tous les ménagements possibles.
Les amis des deux familles s'étaient rénnis dès l’arrivée de nos voya- ES
geurs et voyageuses, et le mot d'ordre étant donné, ou débuta par raconter tous les épisodes survenues depuis le séjour de Julie à Sorel, savoir, la débâcle, l'élection, l’assassinat, et le procès de Marcoux, etc., et à ce sujet
[Ut ban des membres de la famille lt l'extrait ci-dessous d’un journal anglais /}/ parlant d’an procès récemment jugé au Nouveau-Brunswick, et que f | voici : ete U/, ‘ Patrick Burgen. a youth of 18 years, in. 1828 was tried for entering the shop of his employer, John R. Sœmith, in the night, and robbing the till of a few coppers; amountihg to one quarter of a dollar. Sith was a manufacturer of ginger beer, and his shop was on the corner of Union street and Drury Lane. Burgen wüs tried before Judye Chipman, who as afterwarde chief inatice of this Province Burgen was defended by the late Wm. B Kinnear, who was assigned as his council in court. 1t was not allowed to the council of the prisoner charged with a felony to address the jury in his behalf or to refer to questions in fact. The jury found Burgen guilty, but added a recommandation to mercy. The judge, nowever, sentenced him to be hanged, and told Burgen when pronouncing the sentence that there was no hope for mercy and that he must prepare for death. A petition in his favor to the lieu-
en’s sentence, was rejected, and the unfortunate youth was duly hanged ess than four weeks after the date of his trial. As Sir Howard Douglass was not only a human man, but a man of excellent understanding, it is clear that Judge Chipman, in transmitting the recommendation to the
overnor, must have added unfavorable comments of his own, s0 as to defeat the attempt cf the jury to save the prisoner’s life.”
Cela prouve, dit l'ami de la famille, que la justice a souvent deux poids et deux mesures. Voilà un malheureux pendu haut et court, pour un larcin, et l'assassin de Marcoux est acquitté !
Et puis, petit à petit, on aborda le récit du voyage du mari de Julie, de sa maladie, et la vérité toute entière fut connue de Julie par la lecture. du récit du curé de*#%* que nos lecteurs connaissent, mais que Julie ignorait.
—En raison de la malice des hommes, de leur perversité, des actes monstrueux et inexplicables, dit le vénérable vieillard, s’accomplissent, et dans le cas actuel, le mobile du crime a été la passion éprouvée pour toi, ma chère enfant, sans et hors de ton concours, par le misérable assassin de ton mari... Tout peut arriver en ce bas monde, tout... l’invraisemblable n'existe pas, et les /ubies de ton pauvre mari à ton sujet le prouvent. Il était jaloux, et il éprouvait une de ces douleurs cruelles qui amènent Ja mort plus ou moins rapprochée, lorsque la douleur se prolonge.
—Ah! dit Julie, mon rêve, l'affreux rêve que je vous ai raconté, était donc vrai...
—Comment expliquer ce mystère ?
—N'a-t-on pas vu dans les livres saints des rêves prophétiques, reprit le vieillard ?
Et, même dans l’histoire, on en voit des exemples. En voici un, que je trouve dans un auteur, dit le vieillard.