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Si le 19 avril 1862, aucune vie ne fut perdue, il n’en fut pas ainsi lors
de la joùrnée néfaste du 8 avril 1865, anniversaire de la débâcle, tel-que ra-
contée-par le même témoin occulaire.
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Nous reproduisons cela textuellement parceque, d'abord, les drames que nous racontops et raconterous sont réels, tel que dit dans l'intitulé de ce roman et-ensuite, pour donner ne idée comparative au lecteur de ce qu'à pu être la débâcle du Richelien, lors du voyage de notre héroïne, voyage’ si fort redouté par le père Gabriel J)..... |
L’'INONDATION—PRONOSTICOS
8 Avril 1865.
À Sorel l’eau est entièrement disparue des rues mais couvre encore les quais. À Berthier, l'eau continue d'inonder tout le villages, mais nous sommes heureux d'apprendre que la glace n’a fait aucun do:image. Le vent d’hier et d'avant hier a balayé une banquise de glace fort menaçante qui se trouvait vis-à-vis le village et on espère à présent que le dangcr est passé.
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L'eau continue à couvrir nos quais à Sorel et les maisons qui bordent le fleuve sont inondées, mais personne n’a encore souffert de dommages.
Au Chenal du Moine l'eau couvre les terres à perte de vue. La glace a renversé une maison et une grange, mais on ne signale aucun autre dommage.
Les pauvres habitants sont forcés d'abandonner. leurs habitations ou de s'y échafauder pour pouvoir y demeurer.
Des canots sont aux portes des habitations et on s'y jette avec préci-. pitation, larsque la glace devient menaçante.
Hier des masses de neige et de glace étaient amoncelées à divers endroits sur le fleuve. Vers midi la glace a commencé à marcher, et il est probable que d’ici à dimanche le fleuve sera libre. Trois ‘‘chalands” sont sortis hier matin de la rivière Richelieu espérant gagner à temps le ‘‘chenal du Moine’ et éviter les glaces ;:—l'un a pu s'échapper et atteindre Îa Rivière Yamaska, mais les deux autres ont été emportés par uu vent con traire au milieu des glaces ; l’un appartenait à un nommé Boucher, de Sorel et paraissait avoir beauconp souffert, l'autre, qui appartient, dit-on, à un nommé Lacouture, n’avait pas éprouvé de dommages. Le vent, hier, poussait la glace vers la rive nord du fleuve ; on en voyait, au loin, des montagnes. Nous craignons beaucoup d'avoir à enrégistrer de grandes pertes souffertes par les habitants des Iles.