‹ Drames et fantaisiesChapitre 18 sur 56 · PLUSIEURS CHEVALIERS · texte numérisé non relu

PLUSIEURS CHEVALIERS

Horrible !

ALT

Les avez-vous trouvés l’un et l’autre?

UN CHEVALIER, montrant le gouffre derrière le rocher.

Oui, trouvés, hélas ! le furieux s’est précipité dans l’abîme avec son cher fardeau, (une pause.)

ALY

Maintenant, ô Jésus-Christ, j’ai besoin de ta parole, j’ai besoin des consolations de ta grâce et de ton exemple. Je ne puis comprendre la volonté du Tout-Puissant, mais un pressentiment me dit : le lis et le myrte doivent être effeuillés sur le chemin où le char éblouissant, le char triomphal de Dieu doit s’avancer bientôt en sa majesté simple.

WILLIAM RATCLIFF

TRAGÉDIE (Janvier 1822)

A RODOLPHE CJIRISTIANI

D’une main puissante j’ai forcé les portes de fer du sombre royaume des Esprits, et là j’ai brisé les sept sceaux mystérieux du livre rouge de l’amour. Ce que j’ai vu dans les pages éternelles, je l’ai retracé dans le miroir de ce poëme. Mon nom et moi, nous mourrons; mais cepoëme vivra éternellement,

A FRÉDÉRIC MERCKEL

J’ai cherché le suave amour et j’ai trouvé la haine amère, j’ai soupiré, j’ai maudit, j’ai saigné par mille blessures.

Puis j’ai frayé nuit et jour, en tout bien tout honneur, avec la canaille humaine. Ces diverses études terminées, j’ai paisiblement écrit William Ratcliff.

Hambourg, 12 avril 1826.

Page 1