LE UE TOI U
ciel bleu, inonde de sa clarté une atmosphère embaumée de parfums.
Le grillon chante au bord de la source; quelque chose frémit au sein de l’eau; le voyageur entend un murmure et comme une respiration dans le silence de la nuit.
Là-bas, seule, dqps les eaux de la fontaine se baigne la belle ondine; ses bras, ses épaules blanches et gracieuses, étincellent aux rayons de la lune.
La nuit s’étend sur ces chemins inconnus ; mon cœur est malade, mes membres sont las. Ah! du moins, comme une bénédiction silencieuse, ô douce lune, tu répands sur moi ta lumière.
Douce lune, avec tes rayons tu chasses l’horreur de la nuit. Je sens toutes mes douleurs qui se dissipent et mes joues qui se couvrent de rosée.
La mort, c'est la froide nuit; la vie, c’est le jour accablant. L’ombre descend, j’ai sommeil; le jour m’a épuisé de fatigue.
Sur mon lit s’élève un arbre, le jeune rossignol y chante; il ne chante qne l’amour, et je l’entends jusque dans mes rêves.