‹ Drames et fantaisiesChapitre 43 sur 56 · LXXV · texte numérisé non relu

LXXV

Le soleil monte déjà au-dessus des montagnes;

on entend résonner au loin les clochettes du troupeau de moutons. 0 ma bien aimée, mon agneau, mon soleil, mon amour, que j’aimerais à te voir une fois encore !

Je lève les yeux, je regarde, dans une attente inquiète... — Adieu, mon enfant, je m’en vais de ce pays! — Vain espoir! je ne vois se soulever aucun rideau. Elle repose encore, elle dort...- Elle rêve de moi probablement.

A Halle, sur la place du marché, se dressent deux grands lions. Hélas! fiers lions de Halle, comme on vous a muselés !

A Halle, sur la place du marché, se dresse un grand géant. Il porte une épée, mais il ne sait se mouvoir, la peur l’a pétrifié.

A Halle, sur la place du marché, s’élève une grande église. La Burschenschaft et la Landmannscliaft y ont de la place pour faire leurs dévotions.

Le crépuscule des soirs d’été s’étend sur la forêt et les vertes prairies. La lune d'or, du haut du

Page 1