‹ Drames françaisChapitre 109 sur 137 · SCÈNE XI HECTOR, l'abbé QUEYRIAUX, puis DESSENNE · texte numérisé non relu

SCÈNE XI HECTOR, l'abbé QUEYRIAUX, puis DESSENNE

hector, à l'abbé.

Et vous...

l'abbé

Je sais tout ; j'ai compris.

Vous voudriez revoir vos compagnons proscrits ; Dire un adieu suprême à ces nobles victimes, Et mêler à leur sang des pleurs trop légitimes.

HECTOR

Oui, père, tout cela ; mais plus encor.

l'abbé

Comment?

Plus que cela?... mourir?

HECTOR

Je le dois. Un serment...

dessenne, entrant brusquement, porte à droite. Vicomte, il est trop tard. S'il faut qu'on vous l'apprenne,

Le sang de vos héros a rougi la Garenne,

Et de son grand sommeil Sombreuil s'est endormi.

hector, désolé.

Et moi!...

l'abbé, à Hector.

Quel est cet homme ?

HECTOR

Un ami.

DESSENNE

Ton ami? Moi! quelle illusion !... Moi, ton ami, vicomte? Je jouais cette nuit et j'ai gagné ta honte.

HECTOR

Toi, ma honte?

dessenne, ironique.

A l'appel, juste au fatal moment, Un émigré manquait, en dépit d'un serment. Cet émigré, c'est toi.

HECTOR

Vil menteur!

dessenne, tirant un pistolet, et le tenant baissé.

Pas d'outrage !

Les autres sont flétris par toi ; c'est mon ouvrage; Vous nous avez trompés, nous vous trompons aussi, Puisqu'à Loc'h Maria ma ruse a réussi.

HECTOR

Silence!

dessenne, remontant, à reculons.

A toi l'opprobre ; à nous, gloire et victoire. Même aux feuillets obscurs d'une tardive histoire, Ton nom n'obtiendra pas un éloge vantard.

HECTOR

Misérable! au secours!...

loc'h MARIA 2Ô5

DESSENNE

Vicomte, il est trop tard.

Arrête, scélérat et menteur...

dessenne, reculant, et levant le pistolet. Pas d'injures !

(77 sort précipitamment.)

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