‹ Drames françaisChapitre 31 sur 137 · NORMANDIE ET BRETAGNE · texte numérisé non relu

NORMANDIE ET BRETAGNE

S1RVENTE (i)

Bretagne est sœur de Normandie;

Le Normand prend, l'autre mendie :

L'un tend et l'autre étend la main.

Le Normand dit à Dieu : « Qu'importe

« Si mon champ est maigre, ou rapporte?

« Mettez du bien près de ma porte,

« Et j'en aurai chez moi demain. »

L'un est matois et dissimule, L'autre est têtu comme une muL; Pour leur parole, oh! chacun d'eux Sait choisir la chance opportune Et faire face à la fortune :

Parfois, les Bretons eu ont une; En Normandie, on en a deux.

(i) Musique du R. P. Gondard.

Au haut d'un chêne, en haut d'un hêtre, Le chien normand cherche son maître.

Et va tout droit, le nez en l'air.

Le chien hreton, la bonne bête, Cherche le sien, baissant la tête, Dans les fossés, les soirs de fête.

De Caen à Brest, on a du flair!

Braves buveurs du jus de pommes, Normands, Bretons, ce sont des hommes, Prompts au travail, prompts au succès.

Normands, Bretons aiment la France; Tous luttent pour sa délivrance ; En cela, point de différence :

Bretons, Normands, sont bons Français.

PREMIER ARCHER

Bien dit, Normands!

DEUXIÈME ARCHER

Bien dit, Bretons.

[Tous se pressent autour du vielleur et jettent des pic::s dans son escarcelle. Coup de clairon.)

PREMIER ARCHER

On nous appelle.

(Tous défilent, soit par la poterne à gauche, soit à droite

par une porte entre deux tours. — Pendant le dernier

couplet, Gérard de Vaucelles et Michel d'Estoutepille

sont entrés, et sont restés au fond.)

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