‹ Drames philosophiquesChapitre 128 sur 319 · RÊVE DE LÉOLIN · texte numérisé non relu

RÊVE DE LÉOLIN

LEOLINj ouvrant un peu les yeux.

Temps aimable, où je jouais enfant sur ses genoux! Voici la cicatrice que je lui fis au bras, un jour qu'elle me menaça de mourir si je n'étais point sage. Je la mordis jusqu'au sang.

Silence, sa figure s'illumine de plus en plus.

Quels bords as-tu visités depuis que tu nous as quittés? Où vont les morts? Ont-ik un cœur qui batte encore? Sont-ils capables d'aimer? .

Oh! voilà que ses yeux s'entr'ouvrent. Sa main longue et blanche sort du cercueil; sa figure est pâle comme autrefois, ses yeux nagent dans les larmes. Viens, embrasse-moi. Je vais te dire, te

conter tout, (n luj parie à voix basse, en sons inintelligibles). Qu'il

y a longtemps depuis ta fièvre fatale! Oh! que tu

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