ACTE QUATRIEME
que je puisse expier mes torts, subir tes pieux reproches. Cœur transverbéré, que tu m'as fait souffrir ! Pour tant d'heures douces et cruelles, au moins un regard. Quoi! dans Téternité, ton œil sera-t-il ainsi comme celui d'une statue de marbre? Si ta prunelle pouvait me répondre ! . . .
Oh ! j'entends sa voix, sa voix, comme si elle venait de l'infini : « Ami, les yeux ne serviraient aux morts qu'à verser des larmes. Autrefois, ils. nous servaient à voir ceux que nous aimions; maintenant, ils ne feraient que pleurer. » (u tombe épuisé.) Elle disparaît ; adieu! 0 fin amère! Mais qu'importe ? je l'ai vue.
Il se xÔYeille.
LÉO LIN, éveillé.
Nos rêves sont la meilleure et la plus douce partie de notre vie. C'est le moment où chacun de nous est le plus lui-même. Ah! maintenant, j'ai de la force pour vivre vingt ans encore.
RÊVE DE SIFFROI.
s I F F H 0 1 , qui a ronflé tout ce temps, se réveille.
Victoire ! victoire ! Pendez, brûlez, fusillez ! Nous sommes les maîtres; tout nous est permis pour leur faire signer ce que nous voulons. Générosité! sentimentalité! pure sottise!
Désolation! Les militaires sont trop doux; nos hommes savent tuer, mais non fusiller. Il faudrait brûler tous les villages, pendre tous les habitants mâles ; cela les empêcherait de se défendre. Ah ! ah!
Il éclate de rire.
Des prisonniers!... Comprenez-vous qu'on fasse prisonniers des gens qui se défendent? On aurait dû les fusiller.
« Grâce, mon bon sire, pour mon homme qui a menacé de sa bêche un hussard. — Très bien, ma bonne femme, vous pouvez être parfaitement assurée que votre mari (u passe le doigt autour du cou) sera pendu. »
n éeidte de rire.
Ce qui me plaît dans le Bavarois, c'est la facilité