‹ Drames philosophiquesChapitre 131 sur 319 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

avec laquelle il fusille! Il rencontre quelqu'un, il n'attend pas qu'on tire sur lui, il fait feu le pretriier.

Il faut être plein de politesse jusqu'au dernier échelon de la potence (u rit de plaisir) ; mais il faut pendre.

0 mollesse des militaires! Si j'exerçais un commandement, je sais ce que je ferais. Si je parvenais à m'emparer des fuyards, je leur enlèverais leur vache et tout ce qu'ils auraient emporté, en les accusant de l'avoir volé et de le cacher dans les bois.

Il faut rendre la guerre aussi cruelle que possible. La sensibilité! Voilà une chose ridicule !

On fusillera, on pendra, on brûlera. Quand cela sera arrivé quelquefois, les habitants se montreront plus raisonnables, surtout si nos obus les ont déjà convenablement disposés.

Ah ! la bonne odeur ! cela sent l'oignon brûlé ! Des paysans viennent d'être rôtis dans leurs maisons.

Sur cent soixante-dix, il y en a cent vingt de

sabrés. — Coquins, pourquoi avez-vous épargné le reste? Ne savez- vous pas que la sentimentalité est un ridicule?

Une lettre de mon cher ange!...

Mouvement d'attention dans l'auditoire.

Ecoutons! son ange va lui parler. Nous allons le voir par le côté aimant.

SIFFROI.

Ah! les bons conseils, chère et douce amie! « Tous les Gaulois fusillés, écharpés, jusqu'aux petits enfants. Je crains qu'il n'y ait pas de Bible en France. Voici le livre des Psaumes, que je t'envoie, afin que tu puisses y lire cette prophétie contre les Français : « Je te dis, les impies « doivent être exterminés. » — Merci, tendre épouse ; merci !

Pourquoi retarde-t-on le bombardement? On manquera le moment psychologique. Oh! les âmes sensibles ! les femmes î Dire que, sans deux

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