‹ Drames philosophiquesChapitre 237 sur 319 · ACTE CINQUIEME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIEME

METIUS

Eh! oui

Ah ! oui.

ns se regardent

GASGÂ.

Casca deyient pensif.

METIUS

Tes crimes t'auraient mérité vingt fois la mort. Tu sais mieux que personne combien un coup de poignard est vite donné. Il y a bien des gens qui ne seraient pas fâchés de revêtir la prêtrise de Nemi à si bon compte.

GASGA.

Monseigneur sera sûrement content de moi. Je serais le dernier des sots si je, ne remplissais pas comme il faut les devoirs de mon pontificat.

v METIUS.

L'essentiel, ce sont les listes de sacrifices dus

300 LE PRÊTRE DE NEMl.

à Jupiter Latiaris. J'exige que ces listes, moi seul je les dresse, que nul n'ait le pouvoir d*y ajouter, d'y retrancher un nom.

CASCA

C'est convenu, monseigneur. Latro, par exemple, que faudra-t-il faire ?

M ET I us pensif. Casca cherche à lire dans ses yeux.

Ah! cela dépend de la sibylle. Nous verrons.

METIUS, àpart.

J'ai bien fait tout de même. L'avenir d'Albe était à ce prix. On se perdait par la mollesse ; on s'habituait à jouir et à croire à la justice comme à quelque chose de supérieur à la volonté des dieux, c'est-à-dire aux faits. J'ai rétabli la vieille coutume. Grâce aux sacrifices, je ferai disparaître les chefs dangereux du parti subversif. Jamais société ne tiendra sans sacrifices humains.

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