‹ Drames philosophiquesChapitre 280 sur 319 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

GUILLAUMIN entre.

Madame sait qu^elle est libre ; elle peut, quand elle voudra, quitter l'établissement. J avoue qu*à sa place, je ne me le ferais pas dire deux fois. Le vent change vite, ces jours-ci. Cette maison est singulièrement malsaine pour la vie des gens. C'est à tel point que, si je n'avais pas été concierge du collège autrefois, je déguerpirais, moi et ma femme. Mais, quand on est concierge, on ne peut pas laisser sa porte comme cela. Qu'est-ce que madame attend? Veut-elle que ma femme vienne i'aider, ou bien qu'elle l'accompagne à sa sortie?

JULIE

Monsieur Guillaumin, il faut que je meure. Vous êtes un honnête honrnie. Un seul mot. On a dû souvent vous demander du poison...

6UILLAUMIN.

Mais madame ne veut donc pas croire qu'elle est graciée? Nous avons reçu des ordres formels d'élargissement.. Jacquemet ne laissera pas madame passer ici la nuit prochaine.

JOLIE

Guillaumin, je veux du poison ; il m*en faut

OCILLAUMIN.

C'est une petite douceur que j*ai procurée quelquefois. Il y en a qui n'aiment pas le trajet d'ici au bout du jardin des Tuileries ou à. la barrière Saint- Antoine. Mais j'ai déjà dit à madame qu'elle est , libre comme l'air,

ICLIB.

Guillaumin, j'ai des manières de vous récompenser. Je veux du poison.

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