‹ Drames philosophiquesChapitre 310 sur 319 · FRANÇOIS · texte numérisé non relu

FRANÇOIS

A vos ordres, monsieur le marquis.

LE MARQUIS

Va au pavillon qui est près de la porte de Garches, et prie le général qui est arrivé hier de venir nous rejoindre ici.

A sa sœnr, ayec des larmes dans la Yoix.

Quelles années terribles vous avez traversées, chère amie. Votre courage a été surhumain ; vous allez être récompensée par le bonheur. Ne méprisez pas systématiquement le bonheur. C'est le côté diurne de la réalité, dont l'épreuve est le côté nocturne. Ouvrez- vous à la joie! Que de fois je vous ai entendue dire que l'Église, malgré ses décrépitudes, était encore le petit monde où vous aimiez la réalité, le cadran dont les aiguilles marquaient

pour VOUS les heures de nuit et de jour. Écoutez sa joie, partagez-la.

Le Carillon du village se fait entendre de nouyeau.

Elle pleure.

Vous pleurez. Ah ! qu'il y a longtemps que cela vous manquait, ma chérie. Pleurez, pleurez. Oh I que pleurer est une bonne et légitime chose 1 La chrysalide du monde subit en ce moment une transformation profonde. C'est l'heure des pleurs et rheure de la joie !

Le carillon recommence. Quelques notes seulement. JULIETTE, s' arrêtant près de sa mère.

Maman, c'est le Concordat qui sonne. Pourquoi donc pleures-tu?

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