ACTE CINQUIÈME
tiques, et je peux vous dire que le cardinal Caprara est en ce moment à Paris pour signer ua acte de pacification. D'une part, les consciences pieuses seront rassurées par l'adhésion du saintpère à Tordre nouveau. De l'autre, la cour de Rome, toujours fortement influencée par la victoire, fera toutes les concessions dans les questions de personnes. Elle admet que ce qui est arrivé constitue une crise sans précédent. Talleyrand cessera d'être évêque ; Louis, son acolyte à la messe de la liberté, au Champ de Mars, va se donner tout entier aux finances. Vous le dirai-je? Sans vous désigner, bien entendu, j'ai parlé dans les conseils de la possibilité d'une situation comme la vôtre. Voici le billet que j'ai reçu ce matin :
Le premier Consul me charge de vous écrire qu'il a parlé au cardinal Caprara et lui a fait comprendre qu'il était nécessaire, en vue de la paix des consciences, qu'il eût des pouvoirs pour des cas analogues à celui dont vous m'avez parlé. Le cardinal a répondu que le saint-père avait devancé sur ce point les désirs du premier Consul ( léger sounre du marquis ) et lui avait
conféré à cet égard tous les pouvoirs canoniques, de telle sorte qu'une heure après la demande du premier Consul, la dispense serait accordée.
Ah! chère amie, chère amie (u rembrasse), que voici le cas d'appliquer les principes qu'une raison supérieure vous a enseignés ! G*est notre famille, décimée en ces néfastes années, qui, par ma voix, vous ordonne de contracter cette union.
JULIETTE, arrivant en courant.
Ah ! maman, quand donc viendras -tu voir mes tulipes ? Si tu savais comme elles sont belles !
On entend un carillon.
Tiens! qu'est-ce que cela? — François, qu'est ce que cela?