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consolai. Et maintenant cette femme perdue^ maîtresse d'un. . . Moi?
LE PfcRE MARC.
Dieu en soit loué ! Mon fils^ embrasse-moi. Je t'éprouvais. Je craignais que quelque ver d'égoïsme ne se fût attaché au germe même de ton entreprise. Malheur à nous^ si nous sacrifions le sang d'autrui à nos passions. Mais tu es pur, mon fils. Ne crois pas que je m'intéresse moins que toi au salut de cette capitale^ fille aînée de notre Eglise. N'ai-jepas fait le vœu de combattre jusqu'à ce qu'elle soit délivrée des mains des schismatiques. J'ai dans cette ville^ oui^ j'y ai ma bien-aimée à moi^ ma cellule solitaire, où j'ai goûté cette paix^ cette félicité^ dont le souvenir me soutient au milieu de. .. Si je pouvais enfin accomplir mon vœu, vous rendre la liberté, pour retourner à ma délicimise prison! Mais je soumets mes désirs aux intérêts de notre cause. Si pour le bien de notre cause, il faut tenter cela; si tu agis sincèrement, mon fils, j'ai un pressentiment... oui, j'ai la certitude que Dieu livrera l'ennemi entre nos mains.
PULAWSKI.
Si vous me le promettez, je le tiens déjà. De par le ciel, votre barbe tournée vers l'ennemi m'a l'air d'une avalanche prête à crouler sur sa tête.
LE PÈRE MARC
Quel bruit est-ce? Un coup de canon!
PULAWSKI.
Les Russes tirent des salves. C'est le Te Deum pour leur dernière victoire. Us veulent effrayer la ville.