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ad dommage de La S uloir des inva-
sions de Bohème nagne et d'Allemagne en Bohème.
( >n suppose qu'originairement, une de ces invasions venues de Bob.
aurait peuplé la vallée de l'Elbe entre Pirna et Riesa, refoulant devant
nés, peuplade de souche suève, désignée dans les anciens
de Vlysiens. Ces autochtones, l'érudition allemande
tjent .nient à taire admettre comme démontré qu'ils étaient
île race germanique. Peut-être cependant avaient-ils déjà évacué le pays
,i l'époque de la migration des peuples. Au vi" siècle de 1ère chrétienne,
vraisemblablement lorsque les Avares tirent irruption dan- laThuringe,
derrière eux arrivèrent les Slaves. Ils échelonnèrent leurs huttes sur pilo-
long de- cours d'eau, car le- Vendes vivaient de la pêche au moins
autant que de l'agriculture
C'est donc aux Sorbes — tel est le nom de la tribu vende qui se fixa dans la vallée de l'Elbe, — qu'est due la création de Dresde. Tout d'abord, urent domicile sur la rive droite Dan- la forme quasi-circulaire du marché de la Neustadt, les historiens voient la cellule du hameau vende, bâti, sel. .n la coutume slave, en cercle autour d'une place ouverte. Le rapide courant du fleuve n'empêcha pas le- hardis pêcheurs de pousserune colonie sur la rive gauche, plus favorable peut-être à leur industrie. L'Elbe rs librement dan- une prairie d'alluvion, trouée de lagons poissonneux, depuis longtemps combles Ils figurent sur les plans anciens il,- Dresde et leur existence est affirmée par des noms de rues et de faubourgs conservés jusqu'aujourd'hui : .1/;/ See\ Seestrasse, Seevorstadt.
La coloniede la rive gauche s'établit sur la berge même, à l'endroit que . ne encore le nom de Fischergasse rue des Pècheurs\ D'autres n le long de deux rui--eaux affluents de l'Elbe, la Weisseritz a l'ouest, et la Kaïniu à l'est, et formèrent la l'embryon des futurs faubourgs ,ie Dresde. I es Sorbes demeurèrent ainsi fixe- dans cette région fluviale, adonne- a la pêche, a la culture, a l'élève du bétail, aux travaux du forgeron et du potier, quand la puissance germanique se lit -en tira eux Charli -e- successeurs dirigèrent contre eux plusieurs
expéditions militaires -an- parvenir a le- soumettre. Le premier, le roi Henri I l'Oiseleur prit pied dans le pays des Dalemin^ier et 3 fonda l,i forteresse de Meissen, sur un rocher dominant l'Elbe [928 . Cette con-
Le nom même de Dresde proviendrait de la racine : • n.b , forêt marécageuse, a laqui lie s'ajoute le suffixe : ibitants. Dresdjan a donc comme suis : habitants du marais.
DES ORIGINES AU XVe SIÈCLE 3
trée fut plus tard convertie en < marche ». afin de contenir les populations slaves.
A la suite des conquérants chrétiens, vint le clergé qui tenta la conversion des Sorbes. En 968, un évèché fut fondé à Meissen. Pendant tout le moyen âge, Dresde dépendit de sa juridiction ecclésiastique ; dans
Photo HunhUengl.
La Kreu^kirche, depuis le xvr siècle, d'après le tableau de B. Bellotto, dit Canaletto.
L'ordre politique, le village vende était rattaché à la burgwarde de Briessnitz, bâtie sur l'Elbe, un peu en aval.
C'est en 1206 que Dresde est, pour la première fois, nommée comme ville, dans un jugement rendu par le roi Philippe de Souabe sur un débat élevé entre l'évêque de Meissen et le burgrave de Dohna. On en conclut qu'elle était déjà fortifiée et l'on attribue ces premiers travaux de défense à Wiprecht de Croïtsch qui. au siècle précédent, avait obtenu en fief, de Henri de Eulenburg, margrave de Meissen, la région de Nisani dans laquelle se trouvait comprise Dresde
A partir de Henri de Eulenburg, le margraviat devint héréditaire dans la maison de Wettin. L'un des plus illustres princes de cette lignée, Conrad le Grand 1124-1256 fut le véritable fondateur de la puissance des Wettin : il annexa à la Misnie la Lusace qui, tant d fait lui être
arrachée. Après sa mort, ses biens furent partagés entre ses cinq fils. A l'aîné, Othon 1 156-1 190 . échut Meissen. qui appartint si ment à
,\ fils Albert et Dietrich
La Misnie, puis le duché, 1 S .eurent
ses descendants pour souverains.
L'agglomération slave s'était fixée successivement, un l'a vu. sur les deux rives de l'Elbe 1 "n bac suffit d'abord a assurer le- communications : mode de passage imparfait et d'existence précaire, à la merci des inondation-. I >e plus, le- relations des habitants des deux rives axaient ouvert une voie de pénétration du nord au sud. Le besoin crée l'organe : il fallut donc établir un pont D'après la chronique de Meissen. — manuscrit du moyen âge, — le premier passage permanent fut un pont de bois hevalets, au XII' siècle, furent remplaces par des piles en pierre.
Les deux premiers monuments de Dresde furent le pont, encore très primitif, et la Bwg des margraves, placée sur une éminence de la rive gauche, le Taschenberg. < m ignore si le fondateur fut le margraveDietrich [197-1221 ou son père. < Hhon le Riche. Appuyée aux muraille- de l'enceinte, elle commandait l'entrée du pont
La configuration delà ville a donc été déterminée par des raisons topographiques et militaires. La cellule de VAltstadt actuelle, qui, à cette époque, s'appelait, au contraire, Ne u- Dresde n, par opposition au village -lave primitif de la rive droite. Alten-Dresden vieux Dresde . — fut circulaire, ayant son ("entre à la place du marché VAltmarkt . dess par trois voies principales Une route le traversait du sud au nord : la Seestrasse continuée vers le fleuve par VJSlbgasSi : les deux autres --■ dirigeaient vers l'est et vers l'ouest Sur la Wilïschegasse, aujourd'hui nommée Wilsdrùfferstrassc c'est-à-dire rue ou route conduisant à Wïlsdrùff, petite ville des environs . par où l'on se rendait à Freil déjà connue au xuc siècle, comme centre minier, s'alignaient parallèlement toutes les rue- à l'ouest de l'artère centrale et cette disposition a persisté jusqu'à notre temps A l'est du marche, l'alignement se conformait plutôt à la direction sud-nord.
Au point de vue du culte. Dresde dépendit d'abord de Briessnitz ; au xi siècle, l'évêque de Meissen créa une église à Dresde même pour la